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Les jeunes Canadiens ont de plus en plus de difficulté à distinguer les journalistes des influenceurs sur les réseaux sociaux. C'est l'une des principales conclusions d'une étude de l'Observatoire de l'écosystème médiatique (OEM) de l'Université McGill, basée sur l'analyse de près de neuf millions de publications et un sondage mené auprès de plus de 1500 Canadiens.
Selon Mathieu Lavigne, responsable des analyses à l’Observatoire, la visibilité du contenu journalistique continue de diminuer sur les plateformes numériques. Ce qu’on voit essentiellement, c’est que le contenu journalistique perd en visibilité sur les médias sociaux, explique-t-il au micro de Par ici l’info.
Les chercheurs constatent que les jeunes adultes élargissent davantage leur définition de ce qui constitue une nouvelle.
« Les jeunes Canadiens, donc ceux de 18 à 34 ans, sont beaucoup plus susceptibles que les Canadiens plus âgés de considérer les publications d’influenceurs, les vidéos qui sont prises en direct par les citoyens durant un événement, ou même aussi les »Cette perception est également influencée par les habitudes de consommation.
Si, par exemple, moi je consomme beaucoup de contenu d’influenceurs, puis que je fais confiance à certains influenceurs, je vais être beaucoup plus susceptible de considérer que ce contenu-là, c’est une forme de nouvelle, résume M. Lavigne.
Malgré tout, lors d’événements importants, les Canadiens continuent de se tourner vers les médias traditionnels.
Lorsqu’un événement majeur qui arrive, les gens ont encore le réflexe informationnel de se tourner vers le journaliste pour comprendre c’est quoi qui est en train de se passer.


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