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Le GARAF, un modèle pour l’implantation du programme nature-études

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ÉDUCATION. Dès la rentrée des classes à la fin août, quatre écoles secondaires établiront les fondations du nouveau programme nature-études (PNÉ). L’équipe derrière le Groupe d’aide pour la recherche et l’aménagement de la faune (GARAF) ressent une certaine fierté d’avoir été le modèle servant à lancer cette initiative.

Le PNÉ est un nouveau programme pédagogique particulier (PPP) en sciences, de type concentration ou profil, destiné aux écoles secondaires du Québec. Il s’agit d’une action prévue par le Plan nature 2030 du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP).

Ce programme est conçu en collaboration avec le ministère de l’Éducation (MEQ), le Centre de services scolaire des Chênes (CSSDC) ainsi que plusieurs autres partenaires, comme la Société des établissements de plein air du Québec et l’Ateliers pour la biodiversité.

Quatre établissements d’enseignement secondaire ont été sélectionnés pour lancer la phase pilote durant l’année scolaire 2026-2027, soit l’école Jean-Raimbault (Drummondville), l’école Grand-Défi (Mont-Joli), la polyvalente Hyacinthe-Delorme (Saint-Hyacinthe) et l’école polyvalente Nicolas-Gatineau (Gatineau).

Dès l’automne 2027, 11 nouvelles écoles s’ajouteront aux quatre précédentes pour former la première cohorte officielle du PNÉ. Le programme sera offert aux élèves des 1ère, 2e et 3e années du secondaire. L’option GARAF, offerte à Jean-Raimbault, sera la seule à proposer le PNÉ jusqu’en secondaire 5.

Un sentiment de fierté

Pour mettre en place le PNÉ, le MELCCFP a choisi de s’inspirer du programme GARAF du CSSDC en raison de sa longévité et de l’expérience acquise par l’équipe d’enseignants depuis plus de 25 ans. Le coordonnateur du GARAF, Patrick Lampron, ressent une certaine fierté par rapport à cela.

Patrick Lampron est le coordonnateur du programme GARAF à l’école secondaire Jean-Raimbault. (Photo : Ghyslain Bergeron)

Depuis qu’il a commencé à enseigner aux élèves du GARAF, en 2007, il remarque l’impact du programme sur ses jeunes. «Quand ils posent des actions, ils voient une différence, comme lorsqu’ils plantent des arbres ou ramassent des déchets dans un ruisseau. Il y a aussi beaucoup de travail d’équipe, puisque, quand quelqu’un fait le sien tout croche, ça bousille celui de la classe», met-il en évidence.

Les jeunes de secondaire 1 à 3 seront amenés à se servir d’objets, comme une carte et un GPS, et à mettre en pratique des notions scientifiques grâce à des activités telles que l’ornithologie, la pêche sportive, la science citoyenne, le suivi de la biodiversité ou encore la survie en forêt. «Le but, c’est d’amener les élèves dehors; de les reconnecter avec la nature», insiste M. Lampron.

Le CSSDC, avec l’équipe du GARAF, a supporté la mise en place du PNÉ pour ses débuts. «Saint-Hyacinthe avait déjà des programmes liés à l’environnement, mais Gatineau et Mont-Joli partaient de zéro», souligne-t-il.

«On a travaillé pendant deux ans, avec les enseignants des écoles pilotes et le ministère, pour mettre en place leur PNÉ et créer le matériel qui leur servira pour le curriculum. Cela dit, pour nous, c’est déjà notre programme. Donc, il n’y aura pas beaucoup de changements», ajoute l’enseignant.

À terme, Patrick Lampron espère que les trois autres écoles pourront aider les 11 qui s’ajouteront à la première cohorte officielle pour la rentrée 2027-2028. Elles formeront ainsi ensemble un groupe de réseautage et de partage des bons et des mauvais coups de leur PNÉ respectif.

Garder les mandats

Des activités proposées dans le PNÉ pourraient être ajoutées au programme de l’école Jean-Raimbault, comme l’introduction à la pêche blanche. Patrick Lampron souhaite tout de même conserver les mandats avec les partenaires de la région, comme la Ville de Drummondville ou Waste Management.

«Les autres écoles peuvent aussi le faire, mais ce n’est pas obligatoire dans le cadre du PNÉ. Certaines voient [cet aspect] comme une contrainte parce que, si on a un mandat, il y a des comptes à rendre. [Le partenaire s’attend à ce que] les élèves livrent la marchandise et ça peut faire peur et mettre l’enseignant moins à l’aise», explique-t-il.

«Au GARAF, quand c’est un partenaire, comme la Ville, qui nous demande de faire tel projet, ça donne une valeur à la tâche. Ça mobilise mille fois plus les jeunes, car ils ont l’impression d’être vraiment impliqués [dans leur communauté]», ajoute le coordonnateur du programme.

À la fin, chaque établissement proposant le PNÉ pourra le mettre à sa couleur en adaptant, par exemple, l’horaire des cours. «Le gouvernement veut que ça soit ouvert et possible dans toutes les écoles du Québec. En théorie, c’est faisable, mais le MELCCFP n’a pas un budget illimité», fait valoir M. Lampron.

Le MELCCFP offre à chaque école une subvention allant jusqu’à 30 000 $ pour permettre aux enseignants de s’équiper adéquatement. Le MEQ fournit également une somme de 300 $ pour chaque élève inscrit dans un PPP, dont le PNÉ.

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