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Le constructeur automobile français Renault opère un virage inattendu en annonçant l’assemblage de près de 600 drones par mois sur son site du Mans. Côté ministère des Armées, l’idée est stratégique : associer l’industrie automobile à la défense, c'est se donner la capacité de produire vite et en grande quantité.

Publié le : 11/02/2026 - 14:14

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L'entreprise Renault a annoncé que près de 600 drones seraient construits par mois dans l'une de ses usines, au Mans (photo d'illustration). L'entreprise Renault a annoncé que près de 600 drones seraient construits par mois dans l'une de ses usines, au Mans (photo d'illustration). © Jacques Brinon / AP

Renault parle d'une capacité de production de 600 drones par mois sur son site du Mans, même si, le constructeur automobile insiste : seule la structure du drone sera livrée, sans charge militaire. L'entreprise va s'associer à une PME française spécialisée dans la défense, sous l’égide de la Direction générale des Armées. Ce contrat vise à produire des « munitions téléopérées à longue portée ».

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Pour justifier ce choix, Renault assure ne pas vouloir devenir un grand acteur de la défense et met en avant son savoir-faire d’industriel automobile et son partenariat avec d'autres industriels européens. Tout un symbole, à l'heure du réarmement de l'Europe et des annonces d’investissements massifs dans l'industrie de défense. 

La nouvelle fait déjà polémique : les salariés seraient sollicités sur la base du volontariat, et les syndicats s’y opposent. La CGT dénonce une « logique guerrière » et une activité qui ne correspond pas, selon elle, au contrat initial des employés.

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