PFAS, dioxine, cadmium, …. Il ne se passe pas une semaine en Suisse sans qu’un corps législatif ou exécutif communal, cantonal ou national, n’évoque ces substances et leurs impacts sur la santé. Pourtant, dans certaines situations (faible ou occasionnelle exposition), cet impact demeure mal connu, en raison de données scientifiques incomplètes ou contradictoires. Dans ce contexte de données fragmentaires, il est attendu des autorités publiques qu’elles prennent position, par exemple en invoquant le recours au principe de précaution afin de limiter les risques. Or, les politiques publiques en matière de santé devraient s’appuyer sur des données scientifiques solides… Comment agir lorsque celles-ci font défaut ou ne permettent pas de dégager des conclusions claires?
La recherche de consensus entre experts et expertes scientifiques occupe une place centrale et constitue un levier essentiel pour éclairer les choix politiques. En favorisant un dialogue entre spécialistes, elle permet d’identifier les connaissances robustes, tout en explicitant les questions qui demeurent ouvertes et les points sur lesquels les avis divergents. La pandémie de COVID a illustré l’importance d’un dialogue entre scientifiques et responsables politiques dans un contexte marqué par l’évolution rapide des connaissances. A nos yeux, les scientifiques ont une responsabilité particulière vis-à-vis de la société. Leur rôle ne consiste pas seulement à produire des connaissances, mais également à les synthétiser et les rendre accessibles aux autorités. En contribuant à une compréhension des connaissances et de leurs limites, les scientifiques participent à une prise de décision politique transparente et informée.


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