Limiter ou interdire l’accès aux réseaux sociaux des enfants et des adolescents? De nombreux Etats européens y réfléchissent sérieusement ou sont en passe d’introduire une telle mesure. Dans le monde, certains ont déjà franchi le pas, comme l’Australie en 2025. La question est d’une actualité brûlante. De nombreux pays s’inquiètent quant aux effets des TikTok, Instagram, Google et autre Facebook sur la santé mentale des mineurs, ainsi que de l’exposition de ceux-ci à des contenus pornographiques ou dangereux, voire à du cyberharcèlement. S’il veut également mieux protéger les jeunes, le Conseil fédéral ne souhaite cependant pas, pour le moment, leur limiter l’accès aux réseaux sociaux.
Une éventuelle interdiction pour les enfants était la question la plus controversée en vue de l’élaboration du projet de «loi sur les plateformes de communication et les moteurs de recherche». Celui-ci était présenté ce mardi après-midi par le conseiller fédéral Albert Rösti, ministre en charge des communications et des médias. Le point a été source de tension et de blocage au sein du gouvernement, retardant de plusieurs semaines le traitement du dossier. Le département de l’intérieur d’Elisabeth Baume-Schneider aurait en effet souhaité une protection accrue des mineurs. Fin 2025, dans une interview au SonntagsBlick, la socialiste jurassienne se déclarait publiquement «favorable» à une interdiction des réseaux sociaux pour les enfants.


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