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Le Collège de Montréal est poursuivi pour des agressions sexuelles sur des élèves

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Le Collège de Montréal est visé par une demande d’action collective pour des agressions sexuelles qui auraient été commises par un de ses employés.

Le Collège, plus ancienne institution d’enseignement secondaire à Montréal, a été fondé en 1767 par la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice, mais il a été remis à une entité juridique distincte incorporée en 1966. C’est cette entité qui est poursuivie.

Le demandeur représentant les autres victimes potentielles, identifié sous les initiales T.R., aurait subi de multiples agressions de la part d’un membre laïc du personnel, Marc-André Gingras, durant près de trois ans, soit à partir de la fin de sa première année de secondaire, en 1994, jusqu’au départ de Marc-André Gingras, en 1997.

Selon la demande d’autorisation, T.R. était victime d’intimidation de la part des autres élèves et même de certains professeurs.

Profitant de cette situation, M. Gingras aurait offert au demandeur un refuge contre l’intimidation dans son bureau, à l’intérieur de l’établissement, pour gagner sa confiance, sans toutefois intervenir à quelque moment que ce soit pour que cessent les gestes d’intimidation.

Par la suite, il aurait profité de sa position de confiance pour isoler l’enfant et l’agresser sexuellement. Ces agressions auraient été commises entre une et cinq fois par semaine, chaque semaine, durant l’année scolaire.

T.R. rapporte dans sa demande qu’au moins un autre élève lui aurait parlé de gestes bizarres posés par le même individu, mais il a refusé de se confier à cet autre élève par honte.

Il dit avoir appris le départ de Marc-André Gingras alors qu’il se trouvait dans le bureau de ce dernier avec d’autres élèves : M. Gingras leur aurait alors dit qu’il avait reçu une lettre du Collège le remerciant, sans que T.R. n’en retienne le détail. Après cette rencontre, T.R. n’a plus jamais revu M. Gingras ni eu de contact avec lui.

Le cabinet Dufresne Wee, qui pilote le dossier, dit croire que l’agresseur présumé est décédé, mais ne peut le confirmer.

La demande d'autorisation d'exercer une action collective comprend une réclamation de compensations pour dommages non pécuniaires et pour dommages pécuniaires ainsi que des dommages-intérêts exemplaires, dont les montants resteront à déterminer.

Dans un document envoyé par le cabinet d’avocats, on souligne que le Collège de Montréal avait le devoir d'offrir un environnement sécuritaire aux enfants dont les parents lui confiaient l'éducation.

Le demandeur T.R., lui, s’exprime dans le même document, indiquant qu’il entreprend cette démarche pour donner un accès à la justice à tous ceux qui, comme moi, ont subi des agressions au Collège. Mais surtout, nous le faisons afin de nous libérer de cette souffrance, sentiment de culpabilité et colère qui nous ronge l'intérieur depuis tant d'années.

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