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Le Collège de médecine vétérinaire de l’Ouest annonce la suspension temporaire de son programme de soins aux animaux sauvages, à compter du 22 juillet 2026. L’Université de la Saskatchewan, à Saskatoon, qui encadre le Collège, affirme qu’un manque de financement en est la cause.
Un porte-parole de l’Université indique qu’il est désormais évident que le maintien du service de la faune dans sa forme actuelle n’est pas viable.
Le porte-parole souligne que les étudiants en dernière année de médecine vétérinaire pourraient ne pas avoir l’occasion de s’occuper d’animaux sauvages hospitalisés cet automne. L’Université dit tout de même collaborer avec des organismes externes pour permettre à ces élèves de pratiquer dans ces organisations.
Makayla Gemin est étudiante au Collège de médecine vétérinaire de l’Ouest. Cette situation la frustre.
Une grande partie du métier de vétérinaire consiste à se faire le porte-parole de ceux qui ne peuvent pas s’exprimer eux-mêmes, et la faune sauvage est l’une de ces causes importantes pour lesquelles nous devons prendre la parole, a-t-elle déclaré.
Ces animaux n’ont pas de propriétaire qui s’occupe d’eux, donc personne ne paie pour leur prise en charge.

Un hibou au centre de réadaptation de la faune Living Sky, à Saskatoon
Photo : Makayla Gemin
Même son de cloche pour Rory Langelier, elle aussi étudiante au Collège.
Ça me brise le cœur pour les animaux, dit-elle, ajoutant que le programme d’aide aux animaux sauvages permettait aux étudiants d'apprendre et de venir en aide à des espèces sauvages, peu connues des vétérinaires.

Rory Langelier exprime son désarroi face à cette décision prise par l'Université.
Photo : Rory Langelier
Une pétition en ligne a récemment été mise en ligne afin de contester la décision de l’Université de la Saskatchewan de cesser le traitement et la réhabilitation d’animaux sauvages pour une période indéterminée.
Nous exhortons le Collège de médecine vétérinaire de l’Ouest à revenir sur cette décision et à continuer d’offrir des services de soins et de réadaptation pour les animaux sauvages. L’avenir de notre faune et la formation des futurs vétérinaires en dépendent, peut-on y lire.
La pétition a été signée par plus de 1100 personnes.
Isabelle Desprez est vétérinaire et professeure au Collège de médecine vétérinaire de l’Ouest. Elle souligne l’importance pour les futurs vétérinaires de distinguer les maladies transmises entre les animaux sauvages et celles qui sont partagées entre animaux domestiques.
Il est primordial pour nos étudiants de savoir comment prendre les précautions nécessaires, de connaître les maladies auxquelles il faut faire attention et quelles sont les espèces à risque.
Ils en ont tellement fait pour les animaux sauvages
La directrice générale de Wildlife Rescue Society of Saskatchewan, Bonnie Dell, espère que l’arrêt des soins aux animaux sauvages ne sera pas permanent.
Son organisation contribue depuis des années au bien-être de la faune et travaillait avec le Collège de médecine vétérinaire de l’Ouest depuis 20 ans. Elle avait l’habitude d’apporter les animaux sauvages au Collège se trouvant dans des états particulièrement complexes, qui nécessitaient des chirurgies, notamment.

Bonnie Dell est triste d’apprendre cette nouvelle, mais reconnaissante du travail que le Collège a effectué pour les animaux sauvages.
Photo : Radio-Canada / Chanss Lagaden
Un service comme nous l'offrait le Collègue n'existe nulle part ailleurs dans la province. Un lieu qui prend en charge gratuitement les animaux sauvages, 24 heures par jour, 365 jours par année... Je n'ai jamais entendu parler d'un service comparable ailleurs.
Bonnie Dell ajoute qu'elle est reconnaissante du travail fait par le Collège de médecine vétérinaire de l’Ouest.
Ils en ont tellement fait pour les animaux sauvages, résume-t-elle.
Avec les informations de Maeve Ellis et de Rosalie Arseneault


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