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Disposant de moyens financiers considérables, plusieurs clubs libyens attirent désormais des internationaux africains à coups de transferts et de salaires record. Une ambition qui contraste avec la fragilité politique et sécuritaire persistante d’un pays coupé en deux.
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Le football libyen fait rarement parler de lui. La sélection nationale masculine, qui occupe la 110e place au classement de la Fédération internationale de football, n’a plus participé à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) depuis 2012, les clubs ne brillent guère sur la scène continentale, et aucun joueur, hormis le capitaine, Moatasem Al-Musrati, sous contrat avec le Besiktas d’Istanbul, n’évolue dans une équipe de Ligue 1 européenne.
Pourtant, le championnat local, baptisé Libyan Premier League, s’est offert un spectaculaire coup de projecteur avec la signature, le 19 août, de l’attaquant international congolais Fiston Mayele à Al Ahli SC de Tripoli, un des clubs les plus titrés du pays, pour deux ans et un salaire annuel net de 5 millions de dollars (4,3 millions d’euros), hors primes et avantages. Cela fait du joueur de 32 ans, en fin de contrat à Pyramids FC (Egypte) et qui a disputé la dernière Coupe du monde avec les Léopards en juin, le footballeur africain évoluant sur le continent le mieux payé, avec une rémunération comparable à celles pratiquées dans de grands clubs européens.
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