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ÉDUCATION. Les élèves et le personnel du Centre de formation en entreprise et récupération (CFER) des Chênes ont récemment entamé leur cinquième rentrée dans leurs locaux de l’école secondaire La Poudrière. Une chose est sûre, l’école-entreprise prend une place plus importante depuis son intégration, en 2021, au sein de l’établissement de la rue Saint-Thomas.
Plus de six ans se sont écoulés depuis qu’un incendie a lourdement endommagé l’ancien bâtiment abritant le CFER, dans le secteur Saint-Nicéphore, le 23 janvier 2020. Les élèves ont d’abord été transférés au Centre de formation en mécanique de véhicules lourds routiers (MVLR), situé à Saint-Germain-de-Grantham, pour être ensuite relocalisés à l’école La Poudrière en début d’année scolaire 2021-2022.
Jonathan Richard-Marcouiller a été enseignant au CFER des Chênes avant d’en devenir le directeur en 2021. Il a terminé son mandat récemment en juin dernier. Il se rappelle à quel point ce sinistre a été un tournant pour toute l’équipe.
«Avant, on était une entreprise autonome où l’on faisait du recyclage de matériel informatique. On a dû partir de zéro et refaire des entreprises à l’interne», explique-t-il.
L’équipe du CFER doit gérer cinq entreprises cette année à cause de l’arrivée officielle de la buanderie depuis le mois d’août. (Photo : Ghyslain Bergeron)De son côté, l’enseignante au CFER et responsable du volet textile, Catherine Gouin, est arrivé en plein milieu de l’ère de transition. Elle et ses collègues ont dû trouver au plus vite des «créneaux d’affaires» pour que les élèves aient une formation adéquate malgré tout.
«Il fallait aussi des créneaux qui puissent se déplacer facilement, sachant qu’on était dans des locaux temporaires [au MVLR] et qu’on ne savait pas où on allait redéménager. Donc, c’était pour ça qu’on est allé avec [des entreprises de recyclage] de textile et de bois», précise-t-elle.
Buanderie
Le CFER des Chênes compte aujourd’hui cinq entreprises : recyclage de textile, fabrication de bois d’allumage, réparation de palettes, le Flemme café et, la nouveauté de cette année, la buanderie. Elles sont gérées par des élèves âgés de 15 ans et plus, ayant un retard scolaire significatif dans certaines matières et inscrits au parcours de formation préparatoire au travail.
Mme Gouin et M. Richard-Marcouiller soulignent que l’idée de la buanderie est venue de la part d’un jeune voulant offrir un service de lavage pour des entreprises de la région. Avec l’agrandissement, qui s’est effectué au courant des derniers mois, cela a enfin été possible de réaliser son projet.
«Je pense que l’entreprise va prendre son envol plus aisément cette année, affirme avec conviction l’ancien directeur du CFER des Chênes. On s’est réajusté et adapté [dans les dernières années], mais là, on est enfin prêts à offrir ce service.»
Le directeur de l’école secondaire La Poudrière, Jean-Michel Leclair.(Photo : Ghyslain Bergeron)«On ne peut pas encore quantifier le nombre d’entreprises ou de contrats qu’on aura. Ça sera à développer selon les demandes reçues, indique l’enseignante du CFER. Une chose est certaine : beaucoup d’élèves nous proposent des idées [d’entreprises] et ça, ça augmente la motivation de tout le monde parce qu’on sait qu’ils vont être engagés et se sentir impliqués.»
«Le CFER fait partie de La Poudrière»
Les travaux liés à l’agrandissement des locaux du CFER des Chênes doivent bientôt s’achever. Pour rappel, ceux-ci ont été commandés en raison du manque d’espace et pour soutenir sur le long terme la mission de l’école-entreprise.
À terme, un quai de déchargement sera installé pour servir d’entreposage extérieur pour les produits du bois. De nouvelles classes seront aménagées et certaines retravaillées pour offrir plus d’espaces à la tenue des cours.
Le directeur de l’école secondaire La Poudrière, Jean-Michel Leclerc, estime que le CFER fait désormais «partie de l’identité et de l’ADN » de son établissement grâce à cet investissement. Jonathan Richard-Marcouiller abonde dans le même sens.
«Quand on est venu à La Poudrière, le CFER des Chênes était une école autonome. Dans la transition, on est devenu un programme d’adaptation scolaire au sein de l’école secondaire. Mais rapidement, la famille de La Poudrière a fait une place au CFER et à nos élèves pour qu’ils puissent rayonner à travers le milieu. Puis, cinq ans plus tard, on dirait que le CFER a toujours été ici», met-il en évidence en terminant.


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