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Le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue forme plus d’infirmières depuis trois ans

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Le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue se réjouit de l'intérêt pour son programme de soins infirmiers, qui se maintient autour de 200 élèves depuis 2023. C’est un bond de 25 % comparativement aux années 2021 et 2022.

Selon les statistiques obtenues auprès du Cégep, le nombre d’élèves en soins infirmiers est passé de 160 en 2021 à plus de 200 depuis 2023. Une hausse qui s'explique en grande partie par le recrutement international, qui représente en moyenne 60 % des effectifs étudiants.

Avec un taux de réussite de 100 % à l'examen de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) en 2024, le Cégep fait tout ce qu’il peut pour répondre aux besoins de la région, selon la directrice des études, Isabelle Cloutier.

Le programme n’est pas contingenté, donc on accueille tous les gens qui souhaitent s'inscrire. Je trouve que ça va très bien dans ce programme-là, si l’on se compare au réseau, c'est vraiment très positif. On est supérieur au réseau au niveau de la diplomation, que ça soit en 3 ans ou en 5 ans. Ça va donc très bien avec le programme de soins infirmiers, estime-t-elle.

Deux femmes infirmières en formation donnent des soins à un bébé sous le regard d'une autre femme.

Le programme de soins infirmiers mène à l'obtention d'un diplôme d'études collégiales.

Photo : Gracieuseté de Mathieu Dupuis

Toutefois, Mme Cloutier précise que selon la plus récente évaluation du programme, 82 % des étudiants prévoient poursuivre des études universitaires après l’obtention de leur diplôme d’études collégiales en soins infirmiers, ce qui peut retarder leur entrée sur le marché du travail.

Au fond, tout dépend de leur choix. Peut-être qu’ils vont prendre une petite pause et aller sur le marché du travail. Ils vont peut-être faire du temps partiel. Certains vont aller directement à l’université. D’autres vont faire des choix différents, fait-elle valoir.

Une nouvelle cohorte à l’AEC

De plus, déjà 72 étudiants, la plupart recrutés à l’international par le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT), ont décroché leur attestation d’études collégiales (AEC) en soins infirmiers depuis 2021.

C’est une formation de courte durée offerte dans la formation continue. La prochaine cohorte commence au début de février. Pour l’instant, on a 23 étudiants inscrits, précise Isabelle Cloutier, directrice des études au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue.

Le Pavillon de la santé du Centre de formation Harricana à Amos.

Le Pavillon de la santé du Centre de formation Harricana à Amos.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

L’AEC peut durer entre 11 et 14 mois, selon les étudiants. Elle permet aux gens de se mettre à jour sur la profession infirmière au Québec.

En date du 1er janvier dernier, le tableau de bord de l’OIIQ faisait état de 1520 membres actifs en Abitibi-Témiscamingue, 103 de plus qu’un an auparavant.

Une baisse en formation professionnelle

La situation est plus difficile au Centre de formation Harricana (CFH), qui prévoit diplômer un total de 18 préposés aux bénéficiaires à Amos et Rouyn-Noranda et une quarantaine d’infirmières auxiliaires à Amos, Rouyn-Noranda et Val-d’Or cette année.

La clientèle est moins au rendez-vous. On a beau innover, on essaie de mousser notre promotion, mais on a de la difficulté à recruter une clientèle dans nos programmes en santé actuellement, reconnaît Annick Guénard, directrice adjointe pour le secteur des programmes de santé au CFH.

Une femme pose pour la photo.

Annick Guénard, directrice adjointe pour le secteur des programmes de santé au Centre de formation Harricana.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

La formation de préposé aux bénéficiaires, qui a été réduite de 165 heures, passant de 870 à 705 heures pour accélérer la formation, n’attire toujours pas beaucoup d’élèves. La formation est donnée à Amos et Rouyn-Noranda. Il n’y avait pas assez d’inscriptions pour l’offrir aussi à Val-d’Or.

Le gouvernement a été très attractif quand il a offert des bourses aux élèves. On a vécu une belle montée en 2024-2025. Ça a vraiment été un succès, on a vu le nombre d’admissions augmenter. Mais là, on voit à nouveau une baisse de clientèle, explique Mme Guénard.

La formation d’infirmière auxiliaire, en revanche, attire plus d’élèves. Cette année, ils sont une quinzaine qui se préparent à graduer autant à Amos, qu’à Rouyn-Noranda et Val-d’Or.

Ça se maintient au niveau du nombre de diplômés, mais c’est sûr qu’on ne diplôme pas autant d'élèves qu’on le voudrait. Les besoins sont grandissants dans le réseau, précise Annick Guénard.

Des efforts de recrutement

Le CFH multiplie pourtant les efforts pour recruter, assure la directrice adjointe.

On a une journée portes ouvertes le 25 février qui va avoir lieu à Amos, Val-d'Or et Rouyn-Noranda. On essaie continuellement d'innover au niveau de la publicité. On essaie d'accueillir aussi des élèves d'un jour, des élèves qui se demandent vers où aller. On essaie de toucher la clientèle adulte aussi, affirme Annick Guénard.

Dans une salle de classe une femme donne un cours.

Des cours magistraux sont au programme, autant dans la formation de préposés aux bénéficiaires que d'infirmières auxiliaires.

Photo : Gracieuseté de Christian Leduc

Les étudiants de l’extérieur sont hébergés aux résidences Le Faisceau du Centre de services scolaire Harricana. La concentration métier-études qui permet de faire ses études secondaires tout en étudiant en formation professionnelle est aussi offerte. L’organisation étudie même la possibilité d’offrir des formations individualisées.

Dans une formation individualisée, les élèves peuvent faire 15 heures et plus en formation ici au centre, tout en conservant leur emploi actuel. Ils ne sont donc pas obligés d’être ici à temps plein. Ça peut être intéressant pour des jeunes familles, une maman qui veut remplir ses obligations familiales et conserver son emploi. On y réfléchit présentement, confie-t-elle.

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