Au fil des mois de 2025, le mot a progressivement grimpé les échelons du vocabulaire politique français pour devenir un de ces tics de langage qui en disent tant d’une époque. Le verbe «bouger» est devenu le nom «un bougé» que l’on entend au détour de très nombreuses analyses.
Alors que la tendance était déjà bien lancée dans les newsletters spécialisées et les indiscrétions en coulisses du parlement, début septembre, en pleine rentrée, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, se lançait dans une réflexion linguistico-politique sur France Inter en critiquant le langage de François Bayrou. «Il y a eu des mots maladroits», affirmait-elle. Elle n’aurait pas utilisé le mot de «boomers» par exemple, contrairement à l’éphémère chef de gouvernement du moment qui accusait cette génération d’avoir creusé l’endettement pour son «confort». Mais «ne nous braquons pas sur des mots», enchaînait la macroniste. Et elle lâchait le vocable de l’année pour expliquer que l’idée de supprimer des congés avait braqué: «Demander aux Français de travailler plus, sans gagner plus, ce n’est pas acceptable. Donc il faut qu’il y ait un bougé sur les jours fériés.»


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