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France 31/07/2026 16:10 Actualisé le 31/07/2026 16:23
Cette journée du début de l’été, où le seuil des 40 °C avait été dépassé sur près de la moitié du pays, est la quatrième plus mortelle en France depuis la Seconde guerre mondiale.

LAURENT ESTREBOOU / Hans Lucas via AFP
Des lits vides dans un couloir du service des urgences du Centre Hospitalier de Pau (Pyrénées-Atlantiques), le 10 juillet 2026.
Les vagues de chaleur s’enchaînent en France cette année, avec encore 21 départements placés en vigilance orange canicule ce vendredi 31 juillet, pour le quatrième épisode du genre depuis mai.
Si l’on regarde dans le rétroviseur, l’épisode caniculaire de la fin du mois de juin a pour l’heure été le plus intense de 2026, que ce soit par sa durée, son étendue et le nombre de températures records qui ont été relevées.
À tel point que selon des données statistiques publiées par l’Insee ce vendredi, le pic de mortalité quotidienne atteint le 26 juin, soit au plus fort de cette canicule, a dépassé n’importe quelle journée de la première vague du Covid-19 en 2020, comme le rapporte Le Parisien.
En France, on a ainsi comptabilisé 2 935 décès le 26 juin 2026 - soit deux fois plus qu’en temps normal à ce moment de l’année -, contre 2 810 le 1er avril 2020, jour le plus mortel dans le pays pendant la pandémie, au moment où les hôpitaux étaient submergés de malades.
Toutes les classes d’âge à partir de 15 ans
Rappelons que les 24 juin et 25 juin 2026 avaient été les journées les plus chaudes jamais enregistrées en France, lorsque l’on avait atteint pour la première fois les 30 °C en moyenne sur 24 heures au niveau national.
Le 26 juin, un pic national à 41,3 °C avait été mesuré dans le Sud-Ouest, et le seuil des 40 °C avait été dépassé sur près de la moitié du pays. La nuit du 25 au 26 juin avait aussi été la plus chaude jamais connue en France depuis le début des relevés météorologiques.
Si la surmortalité enregistrée le 26 juin a été la plus massive à domicile et chez les personnes âgées, l’excès du nombre de décès a touché toutes les classes d’âge à partir de 15 ans.
Au total, 5 764 décès toutes causes en excès ont été constatés du 17 juin au 2 juillet, avait indiqué Santé publique France (SpF) dans un bilan sur cette période. Au total, 21 674 décès ont été observés sur la période, soit 36,2 % de plus qu’attendus.
Mais comme le note Le Parisien, et si elle a fait pire que n’importe quel moment de la pandémie de Covid, la journée du 26 juin dernier n’est à ce jour pas la plus mortelle en France. Elle reste devancée par trois autres dates : les 11, 12 et 13 août 2003, avec entre 3 200 et 3 600 décès. C’était au moment de la canicule historique de 2003, qui avait causé 15 000 morts en France, et provoqué la mise en place d’une série de mesures qui sont aujourd’hui en application lors des vagues de chaleur.


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