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Une trentaine de membres de la communauté de la Première Nation Anishnabe de Lac-Simon se sont rendus, lundi, sur le site du projet minier Novador, entre Val-d’Or et Louvicourt, afin d’exiger l’arrêt des activités d’exploration menées par la compagnie mexicaine Fresnillo.
Sur place, le chef, Lucien Wabanonik, s’est entretenu avec deux travailleurs, qui ont convenu d’interrompre leurs activités pour la journée.

Le chef, Lucien Wabanonik, a lu une sommation exigeant que les activités cessent immédiatement et que les travailleurs, les entrepreneurs et l'équipement soient retirés sans délai.
Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir
En plus de la cessation des activités, la Nation Anishnabe de Lac-Simon exige le retrait des travailleurs, des entrepreneurs, de l'équipement et des véhicules présents sur les lieux.
Les membres de la communauté de Lac-Simon exigent également qu’aucun travail ne reprenne tant et aussi longtemps qu’ils n’auront pas donné leur consentement.
Il y a un message qui doit être bien compris par Novador ou toute autre compagnie minière : sans le consentement libre et éclairé de nos communautés, sans le respect de ces droits-là, il n’y en aura pas de mines, affirme M. Wabanonik.

Le chef de la Première Nation Anishnabe de Lac-Simon, Lucien Wabanonik, s'est rendu sur place avec des membres de la communauté, pancartes à la main.
Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir
Le chef soutient que cette mobilisation fait suite à d’autres démarches menées auprès de l’entreprise et qui n’ont pas abouti.
On leur a fait entendre qu’on ne voulait pas de mine à ciel ouvert. Ça, c’est la principale demande, et ils n’ont pas répondu à cette demande-là. Ils ont continué à demander des permis d’exploration. Il y a plus de 260 nouveaux trous qui ont été demandés dans les travaux pour les prochaines semaines, fait-il observer.
Des lacunes dans la consultation
Selon le chef Wabanonik, le ministère des Ressources naturelles et des Forêts a délivré des autorisations malgré une opposition claire et sans équivoque de sa communauté. Il pointe des lacunes importantes dans le travail de consultation du gouvernement du Québec.
C’est vraiment clair que le gouvernement ne comprend pas ses responsabilités ou simplement, il fait de la négation. Cette façon d’agir du gouvernement, on l’a vue dans d’autres dossiers, notamment forestiers.

Lucien Wabanonik entend faire respecter les droits de sa communauté sur son territoire ancestral.
Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir
Peu importe le projet minier, Lucien Wabanonik soutient que sa communauté devra être consultée et impliquée à chacune des étapes avant qu’un consentement ne soit donné.
Ce qui est important comme message aux gouvernements, aux municipalités et à la région, c'est qu’on ne peut plus ignorer nos Premières Nations. Quand on dit non à un projet, on est prêts à collaborer pour expliquer ces choses-là. Mais en même temps, le respect, c’est maintenant que ça se passe. On n’est plus en 1950, on est en 2026, souligne-t-il.
S’il y a du respect, il y a vraiment des partenariats qui seraient intéressants, poursuit Lucien Wabanonik. Respect de nos règles, de nos façons de faire et de procéder. On a nos experts qui peuvent analyser tout projet, donc il faut vraiment que ça passe par nos membres.

Le projet minier Novador est situé au nord-est de Val-d'Or, à 8 kilomètres de la communauté de Lac-Simon, sur le territoire ancestral non cédé Anishnabe Aki.
Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir
Au moment d’écrire ces lignes, il n’avait pas été possible de parler à un représentant de l’entreprise mexicaine Fresnillo, qui a fait l’acquisition l’automne dernier de Probe Gold, propriétaire du gisement Novador.


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