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La violence dans les écoles de la région a bondi au cours des dernières années

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La violence dans les écoles de la région a augmenté de 10 % au cours des trois dernières années. C'est ce que révèle un sondage commandé par le Syndicat de l’enseignement de l’Estrie pour les trois Centres de services scolaires de la région qu'il représente; soit ceux de la Région-de-Sherbrooke, des Sommets et des Haut-Cantons.

L'étude a été menée auprès de plus de 1300 répondants par la firme Aramis en décembre 2025. Selon celle-ci, plus de la moitié (52 %) des personnes enseignantes disent avoir été victimes de violence de la part d'un élève. Le quart des répondants ne se sentent pas en sécurité à l'école.

La violence verbale (82 %) et la violence physique (49 %) dominent les incidents les plus récents. Au préscolaire, le pourcentage de violence physique grimpe à 83 %.

Les enseignants ayant subi de la violence rapportent une moyenne de 11 événements depuis le début de l'année, peut-on lire dans le communiqué du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie.

Selon ce dernier, une majorité des enseignants expriment une confiance envers les directions d'école.

Environ 77 % d'entre eux affirment que leur direction collabore positivement à la prévention de la violence, peut-on lire. Toutefois, 39 % croient qu'il existe suffisamment de ressources pour venir en aide aux enseignants victimes de violence.

Des pistes de solution?

Devant de tels chiffres, le Syndicat de l’enseignement de l’Estrie estime qu’il n’est plus judicieux de garder à tout prix les élèves [violents] à l’école.

De maintenir l'élève violent alors qu'on n'a pas nécessairement les ressources pour le soutenir, c'est d'exposer le personnel à davantage de violence, mais c'est aussi d'exposer les autres élèves à la violence, estime le président du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie, David Raymond.

À partir du moment qu'on n'a pas les ressources pour bien soutenir l'ensemble de ces élèves-là, puis qu'on nuit aux autres élèves, est-ce qu'on remplit vraiment notre mission, se questionne M. Raymond.

David Raymond, vêtu d'une chemise bleue, sourit à la caméra, debout dans son bureau

David Raymond est président du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Alexandra Duchaine

Pour sa part, le Centre de service scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS) croit que de retirer les enfants violents de leur école va seulement régler le problème à court terme.

Le directeur des communications du CSSRS. Donald Landry, espère plutôt que ses nouvelles données fassent émerger une réflexion collective. Si les employés subissent de la violence des adultes qui entourent les élèves, il est probable que les élèves répètent ce comportement à l’école, croit-il.

Un homme pose devant un immeuble.

Donald Landry est directeur des communications au CSSRS. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Laurence Frappier

Il faut aussi se dire comme société que le respect de l’école, de l’enseignant et des adultes en autorité est important à enseigner et c’est peut-être perdu aussi, remarque M. Landry. L’école seule et l’enseignant seul n’y arriveront pas, c’est certain.

Selon Donald Landry, il faut également miser sur la recherche afin de développer davantage d'outils qui permettront d’aider les intervenants à faire face à des cas de plus en plus complexes.

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