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Le milieu communautaire de l'Abitibi-Témiscamingue s’est à nouveau mobilisé lundi à Rouyn-Noranda, devant les locaux de Postes Canada.
Des dizaines d’intervenants de divers organismes, qui estiment ne pas être écoutés par la première ministre Christine Fréchette, ont brandi des pancartes et chanté des slogans, appuyés par les klaxons des automobilistes.
Le communautaire ne se sent pas entendu, confirme Stacy Shea, de l’organisme Les Marginales. Mme Fréchette n’a rien mis en place pour venir répondre à nos besoins. Donc, on trouve encore plus que nécessaire de continuer à faire entendre que le communautaire est épuisé parce que ça va juste aller en s’aggravant.

Stacy Shea, coordonnatrice pour l'organisme Les Marginales, de Rouyn-Noranda, et porte-parole du mouvement «Le communautaire à boutte»
Photo : Radio-Canada / JEAN-MICHEL COTNOIR
Un colis contenant cinq objets symbolisant la réalité vécue par les groupes communautaires a été préparé à l'intention de la première ministre. À l’intérieur de la boîte, un objet pour chacune des cinq MRC de la région. Parmi eux des souliers usés, un filet et une couverture de survie.
Ces objets représentent tous la même chose : que le filet social est effrité, qu’on est épuisés, qu’on n’a pas de financement et, en gros, qu’on peine tous à survivre présentement.
Stacy Shea rappelle que le milieu communautaire demande un financement stable et récurrent, lié à la mission des organismes.

Les groupes communautaires poursuivent leurs actions de mobilisation à Rouyn-Noranda dans le cadre du mouvement Le communautaire à boutte.
Photo : Radio-Canada / JEAN-MICHEL COTNOIR
On ne sait jamais, d’une année à l’autre, quel financement on va avoir. Ça devient difficile pour nous d’assurer la pérennité de nos services, ça devient difficile pour nous de garder nos employés avec un salaire qui est décent. On est constamment obligés de se réinventer avec quasiment rien du tout, fait-elle observer.
Pour que les gens aient envie d’utiliser nos services, ils doivent être attrayants, ajoute-t-elle. Le manque de financement récurrent à la mission, c’est l’un des plus gros enjeux qui fait que, présentement, on a de la misère à survivre, vraiment.

Les groupes communautaires demandent au gouvernement de rehausser leur financement.
Photo : Radio-Canada / JEAN-MICHEL COTNOIR
Plusieurs mois après le début de la mobilisation du milieu communautaire dans la région, Mme Shea s’est réjouie de constater l’appui des citoyens lors de cette action de visibilité.
C’est vraiment le fun! Et on a choisi le lieu pour notre rassemblement en fonction de ça parce qu’on trouve qu’on a souvent les mêmes lieux symboliques, comme la Place de la citoyenneté, le bureau du député. On voulait sortir du cadre un peu et envoyer le message au commun des mortels, qui peut-être n’a pas encore été mis au courant de ce mouvement-là, termine-t-elle.


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