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  • Mélenchon, Le Pen, Mbappé, Niney... Que sait-on du site pirate qui dévoile leurs ...

En seulement quelques clics, il est possible d'accéder aux coordonnées personnelles de plusieurs personnalités publiques, notamment des candidats à la présidentielle, révèle RTL.

La rédaction - Aujourd'hui à 17:10 | mis à jour aujourd'hui à 17:31 - Temps de lecture :

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Leurs données ont fuité et n’importe qui peut les consulter en quelques secondes. Mercredi, RTL a révélé l’existence sur internet d’un moteur de recherche pirate où sont accessibles les données personnelles de millions de Français, dont des personnalités publiques de premier plan. En échange d’une simple adresse e-mail, on peut ainsi voir apparaître le numéro de téléphone de certains candidats en lice pour l’élection présidentielle de 2027 : Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe ou Marine Le Pen. Le site dévoile aussi des adresses associées à Éric Zemmour ou François Ruffin.

Et les personnalités politiques ne sont pas les seules concernées : l’adresse de Kylian Mbappé ou encore le nom du club de sport où est inscrit Pierre Niney sont visibles. Parfois, le moteur de recherche indique des adresses e-mail, des dates de naissance, des plaques d’immatriculation, des numéros de Sécurité sociale et même des coordonnées bancaires.

Les fuites de données se multiplient

Ce type de site, appelé « lookup » ou « searcher » dans le milieu de la cybercriminalité, se nourrit des fuites de données issues des piratages qui se multiplient ces dernières années. Leurs créateurs achètent ou téléchargent des bases de données dérobées par des pirates avant de les rendre consultables en quelques clics. Le site, dont l'existence a été dévoilée mardi, propose ainsi une vingtaine de recherches gratuites avant de facturer un abonnement mensuel de 20 euros. Ces informations pourraient notamment provenir des piratages massifs survenus en 2024, notamment chez Free, SFR ou Auchan.

Plus récemment, La France insoumise et le Rassemblement national ont eux-mêmes été victimes d’incidents de sécurité ayant potentiellement exposé les données de leurs militants. Pour rappel, la détention ou l’utilisation de ces données en connaissance de leur origine peut notamment relever du recel, puni de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende.

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