NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La tentation serait de tracer une équivalence entre la mise en échec qu’avait donné Tom Wilson à Alexandre Carrier l’an dernier – celle qui avait mené à un but des Capitals de Washington et qui avait changé le cours de la série – et celle qu’a donné Max Crozier à Juraj Slafkovsky, dimanche, lorsque le Canadien devançait le Lightning de Tampa Bay par deux buts.
Oui, ce serait pratique d'établir ce seul moment comme étant le tournant décisif de la défaite de 3-2 du Canadien dans le quatrième match de la série. Le coup était tellement retentissant. Crozier n’a pas seulement frappé Slafkovsky, il a frappé l’imaginaire.
Sauf que de la façon dont les choses se sont déroulées, cette mise en échec n’a été que le premier élément d’une triade.
Contexte.
Il reste 2 min 12 s au deuxième engagement quand Crozier accueille Slafkovsky au centre de la glace et qu’il le frappe à la poitrine avec un mouvement vers le haut. La tête n’est pas le principal point de contact, mais on comprendrait Slaf d’avoir vu des étoiles en tombant sur la glace.

Juraj Slafkovsky a été secoué par la violente mise en échec de Max Crozier durant le quatrième match de la série opposant le Canadien au Lightning de Tampa Bay.
Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes
Il dira plus tard à Cole Caufield qu’il a eu le temps de voir arriver Crozier, ce qui explique peut-être pourquoi il a tout juste eu le temps de se préparer pour éviter le pire.
À ce moment-là du match, le Canadien détenait la première avance de deux buts qu’ait eue une équipe dans cette série. Le CH était à domicile, le Centre Bell était survolté, et la perspective de repartir à Tampa Bay avec une avance de 3-1 devait faire saliver les joueurs au banc du Canadien.
La séquence s’est poursuivie pendant que Slafkovsky retraitait péniblement au banc, et Mike Matheson s’est immédiatement rendu coupable d’un coup de bâton. Ç’aurait pu être Kirby Dach, remarquez. Ça dépend de quel côté les arbitres regardaient.
Le fait que Brandon Hagel, le héros de cette série, a écopé d’une punition un peu stupide pendant la supériorité numérique du Lightning aurait pu aider le Canadien à se tirer d’un mauvais pas.
Au lieu de cela, une séquence à 4 contre 4 s’est prolongée en zone du Tricolore. Le défenseur J.J. Moser a réussi une superbe passe à Jake Guentzel alors que ce dernier faisait du patinage synchronisé avec Jayden Struble depuis plusieurs secondes. Struble a échappé à sa couverture pendant un court instant, et c’est tout ce dont Guentzel a eu besoin pour inscrire son équipe au tableau.
Entamer la troisième période en retard de deux buts peut être très délicat par moment, a convenu Hagel. Mais d’être allé en chercher un, de voir la période prendre fin et d’avoir un peu dégonflé la foule à ce moment-là, juste avant qu’on revienne sur la glace et qu’on bâtisse là-dessus, ça a été un but énorme pour nous.
Tout vient par trois
Le but de Guentzel est le deuxième élément de la triade malheureuse du CH.
Le troisième est survenu avec moins de 10 secondes à faire dans la période, alors qu’une contre-attaque tardive du Lightning a mené à une nouvelle salve de Brayden Point et de ce même Guentzel.
Jakub Dobes et le Canadien ont été chanceux de s’en tirer et de ne pas avoir vu le Lightning créer l’égalité tout juste avant la sirène. Mais il y avait de la nervosité dans l’air, c’était palpable.
Alors voilà.
Omne trium perfectum.
Tout ce qui vient par trois est complet.
Nous sommes faits ainsi : nous voyons trois événements se produire et notre cerveau perçoit un schéma. Un seul événement est un accident, un deuxième peut bien n’être qu’une coïncidence, mais le troisième nous indique qu’il y a là une séquence, une tendance.

Le gardien Jakub Dobes étire son bras pour bloquer la rondelle.
Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis
Et cette séquence, les amateurs du Centre Bell l’ont flairée, et les joueurs des deux équipes encore plus. Le Lightning a pu retraiter au vestiaire gonflé à bloc, et le CH était secoué.
Leur but à 4 contre 4 a fait mal. On était dans une bonne position. Il ne restait pas grand temps en deuxième période. Ç’aurait été le fun de sortir de là avec la même avance.
À partir de ce moment, a convenu l’entraîneur, son équipe aurait pu afficher plus de sang-froid qu’elle ne l’a fait.
Encore du théâtre
Hagel a continué de tourmenter le Canadien en marquant son deuxième but du match et son sixième de la série lorsqu’un tir a dévié sur son avant-bras avant de tromper Dobes.
La troisième période n’était vieille que de 100 secondes lorsque Hagel a profité d’un autre avantage numérique pour égaliser la marque de cette façon.
Encore un autre avantage numérique?
Ouais, ce match aura été un brin étourdissant sur le plan des unités spéciales, et surtout sur le plan des pénalités que les officiels ont choisi de décerner.
Aux côtés du vétéran Wes McCauley jouait un type du nom de Brandon Blandina qui, selon les données du site spécialisé Scouting The Refs (nouvelle fenêtre), n’avait jamais arbitré un match de séries éliminatoires de la LNH auparavant.
On se questionne souvent sur la façon dont les joueurs recrues parviendront à dompter les séries et s’ils seront ou non à la hauteur du moment. Peut-être une réflexion semblable à l’égard des arbitres serait justifiée.
M. Blandina s’est fait berner quelques fois par des réactions exagérées, de sorte que le match a pris une dimension théâtrale qui a influé sur le cours des choses.
La punition dont a été victime Oliver Kapanen – celle dont a profité Hagel pour faire 2-2 – est celle qui retiendra le plus l’attention, mais il faut reconnaître que les deux équipes ont été victimes de décisions douteuses.
Parfois, le match se déroule vite pour les arbitres aussi, a admis Kaiden Guhle, qui a ajouté pas moins de 11 mises en échec à sa fiche dans le seul match de dimanche.
Bien sûr que le bâton élevé inexistant pour lequel Kapanen a été puni était frustrant. Tout comme le plongeon qu’a fait Nikita Kucherov à la suite d’un faible double échec de Jake Evans en troisième période.
Ils sont bons pour nous faire prendre des punitions, a dit avec ironie St-Louis deux fois plutôt qu’une.
Mais blâmer les arbitres serait la mauvaise réaction.
Tout comme s’incliner devant le rendement dominant de Hagel serait la mauvaise approche.
Le fait est que, tout au long de la troisième période, le Canadien a cherché sans succès à retrouver son élan, sans jamais y parvenir. Même le fait d’avoir écoulé une double infériorité de 1:11, alors que deux de ses meilleurs soldats en désavantage étaient au cachot, n’a pas suffi pour lui donner du rythme.
Prendre l’avance dans un match de séries, c’est bien. Apprendre à la gérer, c'est encore mieux.
Des chantiers à attaquer
Il n’y a pas de grande leçon que le Canadien doit tirer de ce revers, si ce n’est qu’il ne doit pas se placer dans des positions où l’arbitre aurait envie de lever le bras. Et peut-être doit-il faire comme il l’avait fait dans les trois premiers matchs et limiter encore davantage le nombre de tirs que le Lightning décoche de l’enclave.
Pour le reste, c’est de maintenir la même détermination qu’il en a montré en première moitié de rencontre, garder plus le contrôle de ses émotions quand ça chauffe, et espérer que ses meilleurs joueurs lui montreront la voie.
Car lorsque la saison sera terminée, ce ne sera pas le travail des arbitres dans un match donné dont les joueurs se souviendront. Ce sera leur capacité ou leur inaptitude à s’élever quand ça compte le plus.
Le reste sera bien anecdotique.
Le Lightning a de nouveau l’avantage de la glace. C’est désormais un deux de trois.
Qui va se lever?


1 month_ago
29



























.jpg)






French (CA)