La Maison-Blanche qui coupe brutalement l’accès au reste du monde du dernier modèle d’intelligence artificielle d’Anthropic, Microsoft qui augmente les tarifs de sa suite bureautique en ligne jusqu’à 33%… Une trop grande dépendance aux solutions technologiques étrangères peut avoir des effets redoutables. Et de plus en plus, des initiatives politiques et économiques apparaissent pour tester des voies alternatives. Mais trop lentement, ont observé ce lundi les participants à une conférence organisée par l’Institut de hautes études en administration publique (Idheap) de l’Université de Lausanne.
Et pourtant, tout a commencé très vite. «J’ai rarement vu un sujet s’imposer si vite au niveau politique, à tous les échelons et dans tous les partis, observe Jean Christophe Schwaab, ancien conseiller national (VD/PS) et auteur du livre Pour une souveraineté numérique. En 2021, la décision du Conseil fédéral d’allouer uniquement à des acteurs étrangers un vaste contrat cloud a créé un électrochoc. De très nombreux parlementaires ont décidé d’agir, et les cantons latins ont commencé à travailler sur ce thème. Mais malgré l’échec du premier projet d’e-ID, malgré le lancement d’un projet de régulation des grandes plateformes, le Conseil fédéral n’a pas été à la hauteur.»


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