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La succession de Guy Parmelin se transforme en farce

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Publié le 23 octobre 2026 à 17:58. / Modifié le 23 octobre 2026 à 18:09. 2 min. de lecture

L’UDC est devenu le premier parti du pays grâce à un sens de la stratégie rarement égalé. Mais depuis l’annonce de la démission de son conseiller fédéral Guy Parmelin, il fait preuve d’un total amateurisme. Quelques heures après le retrait du Vaudois, trois femmes se détachaient comme grandes favorites: Esther Friedli, Natalie Rickli et Céline Amaudruz. Les dirigeants du parti, peu sensibles aux questions d’égalité, n’ont pas réussi à convaincre les deux Alémaniques de se lancer dans la course. Désormais, la Genevoise est la seule femme candidate et – sortie trop tôt du bois – elle a été victime d’une campagne indigne de plusieurs membres influents du parti. L’ancien conseiller national et rédacteur en chef de la Weltwoche Roger Köppel l’a carrément décrite comme «un poids plume absolu». Des propos méprisants pour celle qui est conseillère nationale depuis 2011, élue vice-présidente en 2016 et qui siège dans les deux commissions les plus prestigieuses du parlement: celles de l’économie et de la santé. Finalement n’a-t-elle été qu’un alibi aux yeux de Zurich?

Lire aussi: Roger Köppel attaque Céline Amaudruz et révèle les fractures de l’UDC sur la succession de Guy Parmelin

Amaudruz en danger

Dans un premier temps, tous les Romands étaient derrière sa candidature, mais le Jurassien bernois Pierre Alain Schnegg a rompu cette union sacrée. Sollicité par des Alémaniques qui ne veulent pas de Céline Amaudruz à laquelle ils reprochent notamment son soutien au mariage pour tous ou à l’égalité, le conseiller d’Etat bernois a accepté d’affaiblir encore davantage la Genevoise. Sa candidature est difficilement compréhensible: le citoyen de Champoz âgé de 63 ans avait déjà annoncé qu’il quitterait l’exécutif bernois au terme de cette législature. L’UDC compte déjà, avec Albert Rösti, un représentant du canton de Berne. Et à un an des élections fédérales, le Jura bernois n’est pas une région clé dans le développement du parti. Son élection créerait aussi un vrai problème pour la représentativité de la Suisse romande, avec une Jurassienne et un Jurassien bernois et personne de l’Arc lémanique.

Tout aussi incompréhensible, la double candidature haut-valaisanne. Cette petite section n’est même pas parvenue à faire un choix. Michael Graber semble très peu taillé pour la fonction, alors que Franz Ruppen, ancien conseiller national et conseiller d’Etat l’est davantage. Mais que cela soit clair, en cas d’élection il ne représentera aucunement la Suisse romande.

Autre candidature peu crédible, celle de Rémy Wyssmann, pourfendeur de l’Etat, qui veut occuper la plus importante fonction du pays. Quant au chef de groupe Thomas Aeschi, il est présenté par l’UDC zougoise, mais lui dit encore hésiter. Vraiment pas sérieux.

L’autre candidature inattendue, hormis celle de Pierre Alain Schnegg, est celle de Marco Chiesa, ancien président du parti et sénateur. Toutefois il a un sérieux handicap: il est Tessinois comme Ignazio Cassis. Jamais dans l’histoire suisse, deux Tessinois ont siégé au Conseil fédéral. Au final comme en 2015, l’UDC va-t-elle présenter trois candidats issus des trois régions linguistiques? Désormais tout est possible.

Lire aussi: Ne jamais sous-estimer Guy Parmelin
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