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Le Groupe Axor et trois partenaires veulent produire 20 mégawatts (MW) d’énergie solaire à La Sarre. Le projet fait partie des 60 soumissions à l’étude chez Hydro-Québec, après un appel d’offres visant à acquérir un maximum de 300 MW au Québec. On y retrouve aussi deux projets à Rouyn-Noranda, un à Val-d’Or et un autre à Normétal.
Le promoteur du projet de La Sarre est une entreprise québécoise qui œuvre dans le domaine de la construction, avec une division consacrée au développement de projets d’énergie renouvelable.
On est un producteur indépendant d’électricité au Québec avec des mini centrales, des parcs éoliens. On est actifs dans la bioénergie et, maintenant, dans le solaire, explique Guillaume Camiré, vice-président développement de la division énergie chez Groupe Axor.
Liste des projets de l’Abitibi-Témiscamingue à l’ouverture des soumissions
| Centrale solaire La Sarre | Groupe Axor | Ville de La Sarre CPN Abitibiwinni | La Sarre | 20 |
| Projet solaire Arntfield | Natural Force Québec | Ville de Rouyn-Noranda | Rouyn-Noranda | 20 |
| Projet solaire Val-d’Or | Natural Force Québec | Val-d'Or | 18 | |
| Parc solaire de Normétal | Nutrinor Gilbert Énergie Renouvelable | Normétal | 9 | |
| Parc solaire du Cuivre | Tugliq Énergie | Ville de Rouyn-Noranda | Rouyn-Noranda | 20 |
Le parc solaire projeté à La Sarre comportera environ 40 000 panneaux photovoltaïques installés sur une surface d'à peu près 35 hectares, pour un investissement qui devrait avoisiner les 40 millions de dollars, selon le promoteur.
Les terrains sont dans l'est de la ville, sur le site de Gestion Cyclofor, une entreprise de transformation de biomasse forestière. Il y a une parcelle de leurs terrains qui a été identifiée comme étant propice pour un développement solaire. On a fait des démarches assez rapidement auprès d'Hydro-Québec et la capacité d'interconnexion avec [son] réseau a été confirmée, raconte M. Camiré.
Trois partenaires, dont Pikogan
Pour réaliser le projet, le Groupe Axor s’est associé à la Ville de La Sarre, Cliffton Capital Corporation et la Première Nation Abitibiwinni de Pikogan. Depuis plus de 10 ans, l’entreprise implique toujours les communautés autochtones à ses projets d’énergie renouvelable.
Clairement, les Premières Nations sont participantes. Puis elles ne sont pas juste participantes en termes de redevances. Je pense qu'il y a de l'intérêt à travers le Québec, que ce soit municipal ou autochtone, pour aller chercher des redevances, mais aussi des participations dans les projets, participer dans les comités de suivi, aller maximiser la main-d'œuvre locale, etc. Donc, c'était la prémisse de notre projet, puis on est bien contents que, dans ce cas-ci, la Nation Abitibiwinni ait décidé d'embarquer dans le projet, souligne Guillaume Camiré.
Les détails des ententes avec les différents partenaires sont confidentiels à ce stade-ci du processus. Le Groupe Axor estime que les retombées des travaux de construction seront importantes pour la région et la province, s’il obtient l’aval d’Hydro-Québec.
Il y a moins d’entretien peut-être que sur des projets hydroélectriques ou éoliens, mais il y a la construction et une grosse partie au niveau de l’ingénierie, puis de l’obtention des permis. On a pas mal de travail au niveau géotechnique, la validation du type de terrain, les impacts potentiels sur la végétation, la faune, etc., indique M. Camiré.
C’est sûr qu’au niveau de tout ce qui est expertise en environnement, ingénierie et construction, on est à 100 % de retombées locales.
D’ici 2031
Hydro-Québec se donne jusqu’au premier trimestre de l’année 2027 pour étudier et analyser les 60 soumissions reçues et rendre une décision sur les projets retenus.
On s’attend à environ 10 mois de vérifications et délibérations. Hydro-Québec doit valider la meilleure combinaison de projets parmi les 60 déposés pour aller chercher ses 300 mégawatts, précise Guillaume Camiré.
La société d’État souhaite raccorder les parcs solaires à son réseau de distribution d’ici 2029, mais ce délai pourrait être légèrement prolongé pour les projets d’envergure, comme celui de La Sarre, croit-il.
Les projets de plus de 10 mégawatts sont normalement assujettis à une procédure environnementale un peu plus longue. Hydro-Québec a annoncé que les projets qui seraient assujettis auraient des dates peut-être repoussées dans le temps. Comme le projet de La Sarre est de 20 mégawatts, il est fort probable que cette procédure puisse nous repousser peut-être en 2030 ou 2031, estime M. Camiré.


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