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L’industrie hôtelière de Québec entame une bonne saison estivale et enregistre des taux d’occupation parfois supérieurs aux villes hôtes de la Coupe du monde de soccer.
Le directeur de l’Association hôtelière de la région de Québec, Alupa Clarke affirme que du 12 au 26 juin, le taux d'occupation dans les hôtels à Québec atteignait 76,6 %.
Les hôteliers de Toronto et Vancouver avaient d’ailleurs affirmé que la manne de la FIFA ne s’est pas matérialisée, et que, au contraire, il y avait des baisses de taux d’occupation durant cette période.
La troisième semaine de juin a été difficile à Toronto, alors que le taux d’occupation des hôtels était tombé à 72 %, contre 86 % l’année précédente, selon la Greater Toronto Hotel Association.
Et ce ne sont pas les seules villes à ne pas remplir les hôtels. Près de 80 % des hôteliers interrogés à Boston, Philadelphie, San Francisco et Seattle par l’American Hotel & Lodging Association ont déclaré que leurs réservations étaient en deçà des niveaux habituels pour l’été, selon La Presse canadienne.
Les grands événements peuvent parfois rebuter les touristes, d’après Alupa Clarke.
Des gens de Toronto quittent pour ne pas vivre cet extrême achalandage. C’est un double phénomène qui nous aide, ajoute le directeur, qui remarque une bonne présence de la population ontarienne dans la capitale nationale.
Ici, à Québec, on ne bénéficie pas nécessairement d'un achalandage de la Coupe du monde. Cela étant dit, depuis trois semaines, le monde entier voit le Canada dans son écran de télévision. Puis ça, ça va créer du futur tourisme [jusqu’en] 2029.

Des amateurs de soccer assistent à un match de la Coupe du monde opposant l’Espagne au Cap-Vert au RendezViews de Toronto, le 15 juin 2026. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alex Lupul
Prix mirobolants
Les prix très élevés à Toronto et Vancouver ne sont toutefois pas comparables à Québec. Le prix moyen d’une chambre en juin était d'environ 245 $ la nuit, selon l'association régionale.

Les hôteliers de Québec dépendent de moins en moins de la réservation de dernière minute, selon Alupa Clarke.
Photo : Radio-Canada / Flavie Sauvageau
Quelques mois avant le début de la compétition, il fallait débourser de 1000 $ à 3000 $ pour une chambre d’hôtel à Toronto et à Vancouver.
Pour le match entre la Suisse et l’Algérie, qui s'est déroulé à Vancouver le soir du 2 juillet, Radio-Canada a pu constater que les prix étaient bien moindres pour une chambre au centre-ville, aux alentours de 250 $, et que des chambres étaient disponibles à quelques heures d’avis.
Pour le prochain match, ,,en huitièmes de finale, les prix sont toutefois plus élevés. Les prix oscillent entre 200 $ et 600 $, selon divers sites Internet proposant des réservations à Vancouver.
Une belle saison qui se dessine
À Québec, l'industrie anticipe un bel été. Le mois de mai a eu des taux d’occupation 10 % plus élevés que ceux de 2025 alors que c’était un record. Le tourisme d'affaires est un des facteurs qui a contribué à ce taux de fréquentation. Les Américains sont de retour à 100 %, poursuit le directeur général, ce qui contribue à une bonne occupation des hôtels.
Les Américains décident de ne pas prendre l'avion, puis de ne pas aller en Europe d'abord [en raison] de la chaleur extrême, plus le coût de l'essence et le coût des avions, croit Alupa Clarke.
Le mois de juillet est déjà plus fort que l’an dernier également. Notre clientèle, c'est Montréal, Toronto, Nouvelle-Angleterre, puis les Maritimes. On bénéficie énormément du fait que les Canadiens continuent de bouder les États-Unis, ajoute Alupa Clarke.


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