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La saison des fraises bat son plein dans le Nord de l’Ontario, et les champs attirent déjà de nombreuses familles venues profiter de l’autocueillette. À la ferme Leisure Farms, à Sturgeon Falls, les producteurs se réjouissent d’une récolte qui s’annonce meilleure que celle de l’an dernier, tandis que les consommateurs continuent de privilégier les produits locaux.

Les champs de fraises attirent déjà de nombreuses familles, dans le Nord de l'Ontario.
Photo : Radio-Canada / Yvon Theriault
Jusque-là, ça se déroule très bien, résume le gérant de Leisure Farms, Mitch Deschatelets.
Selon lui, les conditions météorologiques ont largement favorisé les fraisiers.
Les plantes n’ont pas été endommagées cet hiver. Malgré tout le froid qu’on a eu au printemps, les fraises ont commencé plus tôt que la normale et la récolte est très bonne.
Les fortes chaleurs des derniers jours accélèrent toutefois le mûrissement des fruits, ce qui pourrait rendre la saison un peu plus courte.
Ça va peut-être être une saison un peu condensée parce qu’on a commencé de grosses chaleurs, mais ça va très bien jusqu'à date , ajoute-t-il.

Mitch Deschatelets (à gauche), gérant de Leisure Farms et son fils (à droite).
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
La ferme consacre environ 40 acres à la culture des fraises, sur une superficie totale de 600 acres où sont également cultivés plusieurs légumes.
Des coûts de production en hausse
Comme plusieurs producteurs agricoles, Mitch Deschatelets souligne faire face à une hausse des coûts de production cette année, liée notamment à l’inflation.
Le carburant est pas mal plus dispendieux, puis même la main-d’œuvre est plus dispendieuse. Les salaires augmentent, tout augmente, explique-t-il.

La ferme Leisure Frams consacre environ 40 acres à la culture des fraises.
Photo : Radio-Canada / Yvon Theriault
Malgré cette réalité, la ferme affirme avoir maintenu des prix relativement stables au cours des trois ou quatre dernières années.
On essaie de faire un effort pour aider les gens. On comprend que tout augmente.
Selon M. Deschatelets, les bonnes conditions de culture devraient permettre de compenser une partie de ces dépenses.
Pendant la haute saison, la ferme embauche près d’une cinquantaine d’employés saisonniers.
On veut que notre argent reste ici
Dans les champs, plusieurs visiteurs disent revenir année après année. Originaire de Sudbury, Tanya Rogers est venue cueillir des fraises avec ses enfants et ses petits-enfants.
J’ai emmené mon petit-fils l’année passée, puis il voulait absolument revenir. Cette année, ma petite-fille a voulu se joindre à nous, raconte-t-elle.

Tanya Rogers est venue cueillir des fraises avec ses enfants et ses petits-enfants.
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
Pour elle, l’autocueillette offre une expérience bien différente de l’épicerie et permet de soutenir l’économie locale.
C’est beaucoup mieux quand on vient les cueillir, elles sont fraîches, tu ne peux pas demander mieux , souligne-t-elle.
On veut aider toutes les entreprises locales. On veut que notre argent reste ici, on veut que ça reste canadien.
Même son de cloche chez Peter Forster, de North Bay, qui fréquente la ferme depuis une dizaine d’années.
En général, nous essayons toujours d’amener des amis ou de la famille et nous passons un excellent moment.[... ] Ce n’est pas seulement la saveur, c’est l’expérience, dit-il.
Pour lui, acheter directement à la ferme permet aussi de soutenir les producteurs de la région.

Peter Forster fréquente la ferme avec sa famille depuis une dizaine d’années.
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
On regarde toujours les étiquettes pour savoir d’où viennent les produits. On sait qu’ici, ça permet de soutenir directement les habitants et les économies locales. C’est très important pour nous.

De nombreuses familles viennent profiter de l’autocueillette à la ferme Leisure Farms.
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
Au-delà de la récolte, Mitch Deschatelets constate également un intérêt grandissant pour les produits locaux. Un soutien essentiel pour les producteurs, souligne-t-il.
Si on veut que les producteurs continuent d’exister, il faut vraiment supporter ce qu’on offre localement. C’est la seule manière de s'agrandir et avoir plus de producteurs.
La saison de l’autocueillette devrait se poursuivre jusqu’au milieu de la semaine prochaine à Leisure Farms.


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