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Par Alain Barluet, correspondant à Moscou
Le 12 janvier 2026 à 19h26

DÉCRYPTAGE - Moscou poursuit sa coopération, notamment militaire, avec Téhéran, mais veille à ne pas sacrifier son rapprochement avec l’Amérique de Donald Trump sur l’autel d’un soutien plus poussé à la République islamique aux abois.
Passer la publicitéQuoique prévus de longue date, les exercices navals qui se déroulent cette semaine en Afrique du Sud, avec la participation de la Russie, de la Chine et de l’Iran, le soulignent sans ambiguïtés : les pays du « Sud global », et en particulier Moscou qui se veut leur héraut, se tiennent aux côtés de la République islamique alors que celle-ci est confrontée à une contestation massive. Vu de Russie, les manifestations qui secouent les villes iraniennes sont suivies avec une appréhension aussi palpable que compréhensible. Car une éventuelle chute du régime des mollahs entraînerait fort possiblement la perte d’un des trois piliers délimitant pour Moscou un triangle d’alliances stratégiques, avec la Biélorussie à l’ouest, la Corée du Nord à l’est, et l’Iran, donc, au sud.
Une escalade des tensions chez ce voisin hautement stratégique fait donc figure de bête noire pour les autorités russes, qui ont rappelé l’importance des relations avec Téhéran et dénoncé les « bellicistes (tentés) d’attiser…


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