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L'armée russe a trouvé une nouvelle astuce pour échapper aux attaques de drones ukrainiens contre son matériel: fabriquer de faux arbres pour y dissimuler ses antennes de communication. Selon des responsables et observateurs ukrainiens cités par le site ukrainien anglophone Euromaidan Press, ces structures camouflées apparaissent désormais le long de la ligne de front. Alors, ingéniosité technologique, tentative désespérée ou les deux?
Serhii Beskrestnov, conseiller au ministère ukrainien de la Défense, explique que l'un des enjeux majeurs sur le front consiste à repérer et détruire les systèmes de guerre électronique, les moyens d'interception des communications et les postes de contrôle de drones russes. Tous ont un point faible en commun: leurs antennes, ces excroissances métalliques qui trahissent la présence d'un dispositif, même bien enterré ou dispersé.
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«Fake plastic trees»
Pour contourner ce problème, Moscou mise désormais sur le trompe-l'œil. D'après le média spécialisé Militarnyi, les troupes russes construisent des arbres artificiels conçus pour se fondre dans le paysage tout en abritant, en leur cœur, des équipements de communication. L'idée est simple: si l'antenne devient un élément du décor, elle a plus de chances d'échapper aux regards aguerris des opérateurs de drones ukrainiens.
Russia is building fake trees out of foam, plastic mesh, and paint to hide communication antennas that Ukrainian drones keep spotting and destroying.
All Russian electronic warfare, signals intelligence, and drone control systems share one key vulnerability: antennas that are… pic.twitter.com/oIe4Wo8KHR
Concrètement, ces arbres factices sont fabriqués à partir d'une armature en treillis plastique, modelée pour dessiner un tronc et du feuillage. Cette ossature est ensuite recouverte de mousse expansive utilisée dans le bâtiment, afin d'apporter volume et rigidité, puis peinte dans des tons qui rappellent la végétation et le sol environnants. L'ensemble, vu du ciel, doit évoquer un arbre banal plutôt qu'un point névralgique de communication.
Une antenne est ensuite installée à l'intérieur de la structure. À basse résolution, ou dans un environnement saturé de détails, l'objet peut passer inaperçu parmi de vrais arbres ou des bosquets, surtout si les opérateurs adverses scrutent rapidement de larges zones.
Ce recours aux arbres en carton-pâte illustre la manière dont la guerre en Ukraine est devenue un laboratoire d'adaptation technologique permanente. D'un côté, les drones –commerciaux modifiés ou militaires– traquent les centres de commandement, les systèmes de brouillage et les nœuds de communication. De l'autre, on multiplie les leurres, les brouillages, les constructions factices et les astuces de camouflage.
En apparence dérisoire, ce bricolage peut rappeler les filets ou les cages antidrones, un temps moqués au début du conflit, mais toujours utilisés aujourd'hui, faute de mieux. Seul le temps dira si ces forêts d'antennes remplissent leur rôle ou sont vouées à disparaître.





























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