NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La Régie intermunicipale de transport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (RÉGÎM) est contrainte d’emprunter de l’argent pour maintenir ses activités, puisque Québec ne lui a pas encore versé le budget de fonctionnement promis pour l’année 2025.
La RÉGÎM attend impatiemment le dépôt d’un chèque de plus d’un million de dollars provenant du ministère des Transports et de la Mobilité durable pour payer une partie des dépenses engagées en 2025.
Depuis plusieurs mois, l’organisme a utilisé sa marge de crédit, mais sa limite d’un million de dollars est atteinte.
La Régie a donc emprunté 50 000 $ à la Table des préfets de la Gaspésie pour poursuivre ses activités, dans l’attente du financement provincial. Ils ont plus de 16 mois de retard dans la livraison de chèque, déplore le président de la RÉGÎM, Daniel Côté.
M. Côté juge inconcevable que l'organisme doive s'endetter et emprunter de l'argent en raison d'un retard de paiement de Québec.
C’est comme si on finançait le ministère des Transports du Québec en attente de la subvention qu’ils nous doivent.
Pendant ce temps-là, on paye de l’intérêt sur la marge de crédit et ça, il ne nous le remboursera pas, ajoute-t-il.

Le président de la RÉGÎM déplore que les retards de paiement de Québec soient récurrents pour les organismes de transport. (Photo d'archives)
Photo : Martin Toulgoat
M. Côté estime que les activités de l'organisme de transport pourraient être suspendues si le retard se prolonge.
Si le chèque du ministère des Transports n’entre pas dans les coffres de la RÉGÎM d’ici deux mois, on va devoir complètement fermer le service parce qu’on n’aura pas assez d’argent pour payer nos opérations, lance le président.

Le préfet de la MRC Avignon et président de la Table des préfets des MRC de la Gaspésie, Mathieu Lapointe, déplore aussi les retards de paiement de Québec. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose
Le président de la Table des préfets de la Gaspésie et administrateur de la RÉGÎM, Mathieu Lapointe, juge aussi la situation aberrante.
On est à peu près les mêmes élus qui siègent au conseil d’administration de la RÉGÎM et à la Table des préfets, on est évidemment solidaire de la réalité à la RÉGÎM, indique M. Lapointe.
C’était tout indiqué que la Table des préfets soutienne la Régie dans ces enjeux de trésorerie, mais on décrie le fait que le financement ne soit pas là.
Selon les deux élus, les retards de paiement de Québec sont décriés depuis de nombreuses années par les organismes dans le domaine du transport.
Il y a un sérieux problème de fond qui est abordé par les associations en transport adapté et collectif, mais malheureusement, c’est pire que pire cette année, déplore M. Côté. On a déjà vu 8 ou 10 mois d’attente, 16 mois d’attente, c’est du jamais vu.
Radio-Canada a interpellé le ministère des Transports et de la Mobilité durable dans le dossier, mais n'avait pas obtenu de réponse au moment de publier ces lignes.
Des coupes reportées à 2026?
Depuis le 2 février, la RÉGÎM a déjà réduit son offre de services en raison de coupes de Québec de 200 millions de dollars dans le budget du Programme d’aide au développement du transport collectif (PADTC).
Ces coupes, qui pourraient atteindre 300 000 $ pour la RÉGÎM, devaient d'abord s'appliquer rétroactivement au budget 2025, mais elles seront vraisemblablement reportées au budget 2026, selon le président de la RÉGÎM.
J’ai vu des chiffres non officiels et ça semble vraiment être le cas, affirme Daniel Côté. Donc, ça serait plus d’un million de dollars qu’on recevrait pour 2025 et ça tomberait autour de 800 000 $ pour 2026.

Les coûts d'exploitation de la RÉGÎM connaissent des hausses, bien que le budget octroyé par Québec diminue. (Photo d'archives)
Photo : Courtoisie: Regîm
L’avenir budgétaire de l’organisme s’annonce complexe, dans un contexte où le financement provincial décroît, mais les frais de fonctionnement augmentent.
On tombe en renouvellement de contrat de transport cette année, et on s’attend à avoir des augmentations assez fulgurantes, affirme Daniel Côté. Ça risque d’avoir un impact pour 2027.

Les activités de la Régie intermunicipale de transport sont, entre autres, financées par une taxe sur l'essence, mais les ventes sont en baisse. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes
Une tendance à la baisse de l’essence vendue en Gaspésie prive aussi l’organisme de plus de 80 000 $ annuellement. Pour financer ses activités, la RÉGÎM perçoit une taxe d’un cent par litre vendu dans les stations-service de la région.
Il se vend de moins en moins d’essence, c’est une bonne nouvelle pour l’environnement, les véhicules sont moins énergivores, sauf qu’au final, ce sont des sous de moins dans les coffres de la Régie, explique M. Côté.
Pour 2026, on réussit avec des coupes de services, mais il n’en demeure pas moins qu’on a de gros questionnements existentiels pour le budget 2027.
Une taxe sur les immatriculations?
Pour augmenter ses revenus, la Régie intermunicipale de transport Gaspésie Îles-de-la-Madeleine (RÉGÎM) jongle avec l’idée d’imposer une taxe sur les immatriculations de véhicule.
Cette idée-là a avancé, elle a fait du progrès, mais on n’est pas au stade de confirmer quoi que ce soit, indique le président de la RÉGÎM, Daniel Côté. L’idée fait son petit bonhomme de chemin parmi les élus de la région.
Ce dernier souligne que Québec leur recommande d’utiliser ce pouvoir pour financer le transport collectif.


2 month_ago
123



























.jpg)






French (CA)