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RÉCIT - Pour Marine Le Pen, la réforme des retraites est un combat intime. Pour Jordan Bardella, c’est une charge symbolique qui pourrait définir sa candidature.
Est-ce que l’histoire se répète ? Ce 29 janvier 2012, Marine Le Pen est en campagne. C’est sa première présidentielle, celle qui posera les bases de toutes les autres. Ce jour-là, par un faux hasard, là voilà à Perpignan (Pyrénées-Orientales), sur les terres de son compagnon, Louis Aliot. L’homme, déjà vice-président du Front national (FN, ancien nom du Rassemblement national), n’est pas encore maire de la capitale de la Catalogne française, mais l’idée lui trotte dans la tête. Marine Le Pen, elle, parle de la «valeur travail» et des «trahisons» de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de ses électeurs. «Avec lui, c’est trimer plus pour gagner moins !». La candidate frontiste veut plutôt sortir de l’euro, «taxer la spéculation», «forcer la grande distribution à réduire ses marges».
Ce jour-là, elle élude un sujet important : la réforme des retraites qu’elle propose, 60 ans et 40 annuités, depuis qu’elle a été élue à la tête du parti. Ce n’est rien de moins qu’une révolution politique…


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