NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Un vent de renouveau a soufflé sur l’élection municipale à Winnipeg. Pour la première fois depuis 1992, le conseil municipal a presque entièrement été renouvelé. Scott Gillingham, lui, a été réélu maire grâce à une opposition très faible.
Pour la première fois cette année depuis des décennies, la ville de Winnipeg était très prenable pour n’importe quel candidat un tant soit peu sérieux. La mairie comptait 12 prétendants, mais ceux qui étaient crédibles se comptaient sur les doigts d’une main.
La campagne a donné lieu à un festival de promesses plus farfelues les unes que les autres, au point que certaines, comme celle d’Umar Hayat de légaliser l’accès au travail du sexe pour les personnes handicapées, étaient franchement honteuses et indignes d’une grande ville canadienne comme Winnipeg.
La faiblesse des candidats, leur méconnaissance profonde du fonctionnement politique d’une ville et leur ridicule, notamment en matière de francophonie, ont donné à Scott Gillingham un boulevard pour se faire réélire. Il est d’ailleurs parvenu à convaincre une plus grande part des électeurs par rapport à l’élection de 2022, passant de 27 % à 40 % environ. Son bilan est pourtant mitigé, notamment en ce qui concerne la gestion de la pauvreté et des dépendances qui gangrènent les rues de la ville.
Kevin Klein, la candidature arrivée avec trop de bagages
Seul l’ancien conseiller municipal et ministre progressiste-conservateur Kevin Klein était en mesure de contrarier le maire sortant. Il termine finalement deuxième, accusant un retard de près de 40 000 voix sur Scott Gillingham.
Il faut dire aussi que le propriétaire actuel du Winnipeg Sun a un bagage qui plombe ses chances dans une partie de l’électorat. Il reste associé au gouvernement provincial de Heather Stefanson, qui s’est pendant des mois opposé à des fouilles dans un dépotoir pour retrouver des restes de femmes autochtones assassinées. Il s’était aussi défini comme Métis, avant que plusieurs critiques, dont son propre frère, remettent en cause cette affirmation.
Or, dans une ville où un électeur sur cinq est Autochtone, ce genre de casserole n’aide pas.
Un besoin de changement
Pourtant, un des enseignements de ces élections municipales, c’est que les électeurs winnipégois veulent du changement.
Dans la course à la mairie, cela s’est notamment traduit par le score étonnant de Noah Redden. Le candidat de 27 ans a fait campagne uniquement sur Internet avec des idées fraîches. Novice en politique, il a fait jeu égal avec Kevin Klein et est arrivé en troisième position avec moins de 2000 voix de retard.
Mais c’est surtout dans la composition du conseil municipal que la volonté de changement se remarque. Pour la première fois depuis plus de 30 ans, le conseil municipal de la capitale manitobaine comptera neuf nouveaux visages, sur les 15 membres qui le composent.
Jeff Palmer (Fort-Rouge-East Fort Garry), Sara MacArthur (River Heights-Fort Garry), Ray DuBois (Saint-Norbert-Rivière-Seine), Chris Sigurdson (Saint-Vital), et Jasmine Brar (Waverley West) sont quelques-uns des nouveaux élus.
Or, ce qui est plus frappant encore, c'est que quatre conseillers de longue date n’ont pas réussi à se faire réélire. C’est rare à Winnipeg.
Ross Eadie, qui était conseiller municipal de Mynarski depuis 2010, a ainsi perdu face à Natalie Smith. Dans Old Kildonan, la candidate sortante Devi Sharma s’est fait battre par Greg McFarlane, tandis que dans St. James, Shawn Dobson a terminé dernier, largement devancé par Kelly Ryback. Quant à Transcona, l’ancien conseiller municipal Russ Wyatt, qui fait face à des accusations d’agressions sexuelles, a été largement battu par Lora Meseman.
Ces nouveaux élus vont peut-être forcer Scott Gillingham à travailler différemment et à être plus audacieux, car il ne peut plus compter sur la vieille garde de la politique winnipégoise et le statu quo. Il reste à savoir si, tous ensemble, ils seront capables de convaincre les habitants de Winnipeg. Le taux de participation de 38 % signifie que toutes ces personnes ont été élues par moins de la moitié des Winnipégois. La défiance est grande, leur légitimité est faible, et les défis auxquels elles font face sont conséquents.
Elles disposent dorénavant de quatre ans pour montrer ce qu’elles savent faire et gagner la confiance des électeurs.


17 hour_ago
28



























.jpg)






French (CA)