Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.

Se connecter

Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

L’alliance militaire entre la Turquie, le Pakistan et l’Arabie saoudite, qui calque en apparence la clause de défense mutuelle de l’OTAN, laisse toutefois aux parties la décision de la nature et de l’ampleur de leur aide alors qu’un risque d’intervention au Yémen est critiqué par ses détracteurs.

Article réservé aux abonnés

Recep Tayyip Erdogan, le président turc, Mohammed Ben Salman Al Saoud, le prince héritier saoudien, et Shehbaz Sharif, le premier ministre pakistanais, après la signature d’un accord de défense conjoint à La Mecque, le 7 août 2026. Recep Tayyip Erdogan, le président turc, Mohammed Ben Salman Al Saoud, le prince héritier saoudien, et Shehbaz Sharif, le premier ministre pakistanais, après la signature d’un accord de défense conjoint à La Mecque, le 7 août 2026.

Les députés turcs ont ratifié, dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 novembre, l’accord de coopération en matière de défense entre la Turquie, le Pakistan et l’Arabie saoudite, ouvrant la voie à un soutien militaire à Riyad visé par les attaques des houthistes soutenus par l’Iran. Le texte avait été signé le 7 août à La Mecque par Mohammed Ben Salman Al Saoud, le prince héritier saoudien, Recep Tayyip Erdogan, le président turc et Shehbaz Sharif, le premier ministre pakistanais, dans un contexte de guerre ouverte entre les Etats-Unis et l’Iran et de tension croissante dans le Golfe. Il faisait lui-même suite à un accord bilatéral de défense stratégique mutuelle signé entre l’Arabie saoudite et le Pakistan de septembre 2025.

Les dispositions de ce nouveau pacte, dit « de La Mecque », n’ont été rendues publiques que le 20 octobre, lorsque le gouvernent turc l’a déposé devant le Parlement. Composé de 16 articles, l’accord engage les pays signataires à considérer qu’une agression contre l’un d’eux comme une attaque contre les trois, à travailler ensemble pour dissuader les menaces et approfondir la coopération militaire, à partager des renseignements et à renforcer les liens dans le domaine de l’industrie de la défense. Dans le détail, ce texte, qui calque en apparence la clause de défense mutuelle de l’OTAN, laisse toutefois aux parties la décision de la nature et de l’ampleur de leur aide, « dans les limites de leurs ressources disponibles », et ne prévoit ni commandement intégré ni force commune.

Il vous reste 74.14% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.