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Deux hommes ont été condamnés après avoir exhibé une arme factice devant un restaurateur de Saint-Brieuc.
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Par Rédaction Lamballe Publié le 24 mai 2026 à 9h41
Le soir du 29 mars 2026 vers minuit, le gérant d’une pizzeria à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) appelle le commissariat de police. Il est sous le choc et explique avoir eu « la peur de sa vie » : un homme vient de brandir une arme à feu dans sa direction et de prendre la fuite en voiture, conduite par un autre homme.
« Ce n’était pas un braquage »
La description précise de la voiture permet à une patrouille de la BAC d’interpeller rapidement les deux passagers. Une arme de poing est effectivement découverte dans l’habitacle, il s’agit d’un pistolet à gaz.
Les policiers découvrent également près de 50 grammes de résine de cannabis et quelques grammes de cocaïne. Les deux occupants reconnaissent en avoir fait usage ce soir-là, tout en buvant de l’alcool.
Placés en garde à vue, les deux hommes dédramatisent les faits, s’ils reconnaissent leurs diverses consommations, ils nient avoir braqué le commerçant. Le passager, porteur de l’arme explique, de façon plutôt confuse, pour quelle raison il a pris cette arme qui se trouvait dans la boîte à gants : « je bricolais ».
Devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc, vendredi 22 mai 2026, le ministère public déclare que le prévenu « veut nous faire croire qu’il tenait l’arme nonchalamment lorsqu’il a tapoté l’épaule de son ami ». C’est là que le commerçant se serait senti visé.
« J’ai vu le canon de l’arme »
La réponse de la victime, présente à l’audience est tout autre : « J’ai vu le canon de l’arme » précise-t-il. Aujourd’hui encore cet homme ressent encore de la peur dans certaines situations.
Si le conducteur, âgé de 34 ans, était inconnu de la justice jusqu’à aujourd’hui, ce n’est pas le cas de son acolyte, déjà condamné à sept reprises. De plus, un second dossier attend ce dernier, il est jugé dans la foulée pour d’autres violences commises à Saint-Julien en juin 2025.
Ce jour-là, c’est un pharmacien de 73 ans qui subit les foudres du prévenu. Ce dernier sort d’un restaurant avec un collègue de travail, après un repas vraisemblablement arrosé.
L’homme a stationné son fourgon sur le parking de la pharmacie. Ce dernier estimait qu’il occasionnait une gêne pour sa clientèle. Le quadragénaire est alors saisi d’une rage incontrôlable, Il entre et sort de l’officine à trois reprises, son collègue ne parvenant pas à lui faire entendre raison.
Une scène extrêmement violente
Il attrape le pharmacien par le col, le met au sol, le frappe avec la plaque d’immatriculation qu’il vient d’arracher sur son fourgon, puis menace sa victime avec un pied-de-biche.
À l’audience le prévenu fait son mea-culpa : « Je ne suis pas fier de ce que j’ai fait. »
Après délibérations, le conducteur écope d’une peine de six mois de prison avec sursis, son collègue est quant à lui condamné à deux ans d’emprisonnement dont la moitié assortie d’un sursis probatoire. Il a notamment interdiction de fréquenter les débits de boissons. Son année de prison ferme s’effectuera à domicile avec le port d’un bracelet électronique.
Les deux victimes se voient attribuer des dommages et intérêt, 1500 euros pour le restaurateur et un peu moins de 2000 euros pour le pharmacien.
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