Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

La passion russe de Nicolas Werth

1 day_ago 32

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

« La principale ressource de la puissance et de l’avenir de la Russie réside dans notre mémoire historique », déclara Vladimir Poutine le 14 mars 2013 devant le premier congrès de la Société d’histoire militaire de Russie. L’historien Nicolas Werth rappelle ce propos en ouverture de son Poutine historien en chef paru en juin 2022, quelques mois après l’invasion de l’Ukraine par la Russie du 24 février.

Ce spécialiste de l’Union soviétique, directeur de recherche au CNRS et président de Mémorial France, la branche française de l’association Mémorial International, Nobel de la paix en 2022, ne se doutait pas alors qu’il allait basculer dans une profonde dépression jusqu’à vouloir se donner la mort, un an plus tard, en juin 2023. Il en fut empêché par le souvenir du suicide de son père, Alexander Werth, le 5 mars 1969, qui l’avait laissé orphelin sans mode d’emploi : « Adieu ma Russie », avait seulement écrit en russe le célèbre journaliste britannique, sans un mot pour son fils unique.

Sous-titré Mémoires orphelines, Adieu ma Russie s’ouvre sur cette résonance tragique, du père au fils. Elle donne le ton de ce livre où la grande histoire percute les vies de ceux qui la racontent, les historiens. Le père, Alexander, fut un historien du présent, un journaliste, et l’un des plus grands, antifasciste convaincu devenu correspondant de guerre de la BBC et du Guardian sur le front russe de la Seconde Guerre mondiale. Historien du passé, le fils, Nicolas, est l’un des meilleurs spécialistes de la part d’ombre stalinienne de la défunte Union soviétique, des procès de Moscou à la Grande Terreur, qu’il résume d’une formule qui a la force de l’évidence : « Un État contre son peuple ».

Mais, jusqu’à la réconciliation filiale qui tisse la trame d’Adieu ma Russie, Nicolas Werth a longtemps vécu avec le sentiment de trahir son père qui, lui, avait parié sur la part de lumière portée par la révolution russe de 1917 et par le sacrifice incommensurable des peuples soviétiques face au nazisme – 26 millions de morts. Alexander Werth se suicide après que son pari fut perdu, en août 1968, quand l’invasion des troupes soviétiques écrasa le Printemps de Prague animé par des communistes réformateurs.

Quand il manque de réitérer ce geste fatal en 2023, Nicolas Werth est lui-même accablé par une autre invasion qu’il n’avait pas imaginée. « Mon refus d’anticiper l’invasion de l’Ukraine par la Russie, écrit-il, me rappelle, immanquablement, celui de mon père lorsqu’il refusa d’envisager l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’URSS en 1968. Les circonstances historiques sont, certes, différentes ; mais lui et moi nous nous sommes trompés malgré notre connaissance intime de ce pays auquel tant de fils nous reliaient. »

Adieu ma Russie est un manuel de survie et un hymne à la résistance. « La Russie n’a jamais existé sans son empire », confie Nicolas Werth dans cette « Échappée », enregistrée dans les murs parisiens de la Bibliothèque Tourguenev, carrefour depuis 1875 des résistances culturelles russophones à tous les autoritarismes. Soulignant la désastreuse continuité impériale qui, à travers le stalinisme, unit tsarisme et poutinisme, Nicolas Werth se dresse avec autant d’humanité que de lucidité contre cette catastrophe de la puissance.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway