NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Par Solène Vary
Le 22 mai 2026 à 13h42
L’auteur de l’enquête, professeur en pédiatrie, estime qu’il s’agit pourtant d’une «fenêtre critique», durant laquelle il est indispensable de dormir à cet âge.
Passer la publicité Passer la publicitéPas étonnant qu’ils se réveillent grognons et les yeux cernés. Selon une nouvelle étude de l’Université de Californie à San Francisco (UCSF), les adolescents utiliseraient leur smartphone en moyenne plus de 50 minutes entre 22h et 6h du matin, en pleine semaine. Plus de la moitié d’entre eux disent le consulter entre minuit et 4h. Une très mauvaise nouvelle pour leur sommeil, dont la qualité est pourtant essentielle à cet âge.
Cette étude publiée ce lundi dans la revue Jama Pediatrics et relayée par le Washington Post , a analysé l’usage des écrans de près de 700 adolescents, dont l’âge moyen est de 15 ans. Lors de leur consommation nocturne, ces jeunes surfent majoritairement sur les réseaux sociaux YouTube, Instagram et TikTok, quand ils ne jouent pas à des jeux vidéo.
Selon le professeur Jason Nagata, auteur de l’étude et professeur en pédiatrie à l’Université de Californie, s’il était prévisible que nombre d’adolescents déclarent regarder leur téléphone juste avant de dormir, il est plus surprenant de constater qu’ils sont la moitié à le réactiver en pleine nuit. «C’est pourtant une fenêtre vraiment critique durant laquelle les enfants devraient dormir, surtout les nuits de semaine», affirme-t-il, au Washington Post.
Un réveil parfois causé par les notifications
Comment expliquer ces utilisations nocturnes si répandues ? Pour Nagata, il existe plusieurs possibilités : ce sont les notifications qui réveillent les jeunes ou bien ils attrapent machinalement leur smartphone lorsqu’ils se réveillent naturellement au cours de la nuit. Dans les deux cas, les conséquences sur le sommeil sont désastreuses. Les médecins recommandent entre 8 et 10h à cet âge, où le cerveau est en développement et les apprentissages, nécessaires.
Au-delà du fait que les nuits sont raccourcies, l’utilisation des réseaux sociaux «très stimulante sur le plan émotionnel», selon le professeur en pédiatrie, empêche de se rendormir sereinement. «Nous savons aussi que les réseaux sociaux sont associés à des risques accrus de dépression, d’anxiété, de troubles de l’attention, et peuvent affecter les performances scolaires et cognitives.» Jason Nagata recommande donc d’enlever «complètement» les écrans de la chambre.
De son côté, l’Académie américaine de pédiatrie juge indispensable que les familles élaborent un plan de gestion des écrans au sein du foyer — auquel les parents eux-mêmes doivent se conformer. En France, l’Institut national du sommeil et de la vigilance souligne l’importance du «couvre-feu digital» et incite à se déconnecter de tous les écrans 1h à 2h avant le coucher. Une préoccupation grandissante alors qu’une récente étude Ipsos a révélé que les 16-19 ans passaient plus de 5h par jour devant les écrans... contre 14 minutes à lire un livre.


3 week_ago
75



























.jpg)






French (CA)