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L'artiste doit se produire samedi soir à Saint-Martin-du-Tertre, un village de l'Yonne, dans le cadre d'un évènement musical organisé par une association locale.
France Télévisions - Rédaction Culture
Publié le 22/07/2026 16:33
Temps de lecture : 1min
La DJ française Barbara Butch pose lors d'une séance photo à Paris, le 5 mars 2026 . (JOEL SAGET/AFP)
La ministre de la Culture Catherine Pégard a rencontré mercredi 22 juillet la DJ Barbara Butch lui affirmant, selon son entourage, sa volonté de protéger son "intégrité" à la suite de son concert interrompu à Grenoble et trois jours avant sa prochaine date.
Catherine Pégard "a tenu à redire à Barbara Butch qu'elle était extrêmement attentive à son travail d'artiste et que son rôle était de protéger ses conditions d'expression en tant artiste, et d'assurer l'intégrité de son œuvre et de sa personne", a indiqué le ministère à l'AFP.
La DJ française de 45 ans doit être aux platines samedi soir à Saint-Martin-du-Tertre, un village de l'Yonne, dans le cadre d'un évènement musical organisé par une association locale. Il s'agit de sa dernière date prévue cet été.
La question de sa sécurité se pose après l'interruption le weekend dernier de son concert à Grenoble et son exfiltration de scène lors d'une action de militants pro-palestiniens et LFI répondant à un appel au boycott lancé notamment par la section iséroise des Insoumis.
Les militants lui reprochent sa participation, en 2025, à un événement organisé à la résidence de l'ambassadeur de France en Israël et d'avoir signé une tribune en faveur de la proposition de loi Yadan, qui visait à "lutter contre les nouvelles formes d'antisémitisme", contestée et retirée depuis.
Barbara Butch a justifié cette signature au nom de la lutte contre l'antisémitisme et a regretté, en avril sur Instagram, que "tout le monde fasse des amalgames entre la politique israélienne et le fait d'être juif".
Après ces perturbations, la justice a ouvert mardi une enquête pour "délit d'entrave concertée aux libertés". "J'ai vu la haine dans les yeux, en face", a relaté la musicienne à Libération, expliquant avoir quitté les lieux après des jets de bouteilles en verre la mettant en "danger physique".
La cheffe de file des députés LFI, Mathilde Panot, a reconnu mercredi sur BFMTV que le tract distribué par des militants Insoumis était "mauvais" et a condamné insultes et jets de projectiles. Mais "il n'y a pas d'antisémitisme dans nos rangs", a-t-elle affirmé.
Figure des nuits parisiennes LGBT+, avec un univers musical électro-disco joyeux, Barbara Butch avait déjà été ciblée par un cyberharcèlement mêlant grossophobie, lesbophobie et antisémitisme après sa participation à la cérémonie d'ouverture des JO-2024.


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