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La mairesse de Sherbrooke, Marie-Claude Bibeau, a formulé ses demandes à l'endroit des différents partis politiques, en marge de la campagne électorale provinciale qui s'est amorcé jeudi. Au coeur de ses préoccupations, les infrastructures municipales qui se font vieillissantes, entre autres, à Sherbrooke.
Elle cite notamment les aqueducs, les égouts, les routes et l’usine d’assainissement des eaux parmi les infrastructures qui nécessitent des investissements importants.
On est en grand retard et on a besoin de la contribution du gouvernement du Québec pour réussir à rattraper ce retard-là, affirme-t-elle.
Madame Bibeau demande aussi à Québec de revoir les normes qui encadrent les projets municipaux. Elle estime que leur multiplication fait grimper les coûts et alourdit les démarches pour les villes.
Dans les dernières années, ils nous ont imposé une série de normes qui sont vraiment abusives, soutient-elle, en évoquant notamment la décontamination des sols, l’accessibilité et les normes sismiques.
Selon la mairesse, certaines de ces exigences peuvent représenter une part importante de la hausse des coûts de construction. On a évalué à l’Union des municipalités du Québec que, dans certains coûts, ça pouvait représenter 40 % de l’augmentation des coûts de construction, avance-t-elle.
Elle souhaite donc que le prochain gouvernement adopte une paire de lunettes municipales avant d’imposer de nouvelles règles.
Le transport collectif dans le viseur
Le financement du transport collectif constitue une autre priorité pour la mairesse. Elle déplore les coupures très importantes survenues dans le secteur au cours des derniers mois.
Selon elle, les municipalités ne peuvent pas assumer seules les coûts du transport collectif. Elle demande au gouvernement du Québec de financer de façon beaucoup plus significative les opérations, avec une contribution majoritaire et prévisible.
Les investissements dans les infrastructures de transport sont également nécessaires, selon la mairesse. La flotte d’autobus de Sherbrooke est vieillissante, alors que la ville poursuit son virage vers l’électrification.

La flotte d’autobus de Sherbrooke est vieillissante, alors que la ville poursuit son virage vers l’électrification. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alexandra Duchaine
Quand on achète des autobus électriques, il faut que ça suive aussi au niveau des aménagements du garage, souligne-t-elle.
Elle estime que le gouvernement ne peut pas interrompre le financement alors que Sherbrooke a déjà entrepris sa transition vers une flotte électrique.
Logement, itinérance et développement économique
Le logement social et l’itinérance font également partie des demandes de la mairesse.
Elle souhaite par ailleurs que Québec poursuive son soutien au développement économique de Sherbrooke. Elle cite notamment la zone d’innovation quantique et le développement du centre-ville.
La FQM fait aussi ses demandes
La Fédération québécoise des municipalités (FQM) cible aussi les infrastructures comme enjeu majeur pour la prochaine campagne électoral.
L'organisation recevra d'ailleur tous les chefs des différents partis, lors de son congrès qui se déroulera tout juste avant le vote par anticipation qui s'amorce le 27 septembre.
De façon immédiate, la FQM demande aux partis de faire leur proposition pour contrer les tarifs américains.
Le navettage entre les régions et le nord du Québec, le « fly in-fly out », le transport aérien, la forêt, le transport adapté et collectif, la stratégie maritime, l’action climatique municipale, la protection du territoire, les services aux familles et l'immigration pour favoriser l'occupation du territoire sont parmi les autres points d'intérêt de l'organisation qui représente plus de 1000 municipalités à travers le Québec.
Ce qu'on veut, c'est un partenaire fiable qui investit même quand les coûts augmentent et qui garde son pourcentage minimalement. Aussi, la reddition de comptes. On met tellement d'énergie de ce côté-là. On y voit des économies possibles pour le gouvernement, explique le président de la Fédération québécoise des municipalités, Jacques Demers.

Jacques Demers est président de la Fédération québécoise des municipalités. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alexandre Painchaud
Il ne faut pas oublier la forêt. Pour nous, c'est de quoi de majeur. [...] Il faut parler des changements climatiques. On dirait que depuis la dernière élection, l'environnement on a mis cela de côté, mais on va prendre du retard si on en continue pas à investir dans cela, ajoute M. Demers.


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