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La justice suspend la révocation d’une infirmière ayant refusé d’ôter son calot

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Par Le Figaro avec AFP

Le 6 janvier 2026 à 18h57

Image d’illustration.

Image d’illustration. peopleimages.com / stock.adobe.com

Le juge des référés a considéré que l’infirmière avait «commis une faute de nature à justifier une sanction disciplinaire», mais qu’il pouvait y avoir une «absence de proportion» entre la faute commise et la sanction.

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Le tribunal administratif de Paris a suspendu mardi en référé, dans l’attente d’un jugement au fond, la révocation d’une infirmière de l’AP-HP qui avait refusé d’ôter son calot chirurgical.

Le juge des référés a considéré que l’infirmière avait «commis une faute de nature à justifier une sanction disciplinaire», mais qu’il pouvait y avoir une «absence de proportion» entre la faute commise et la sanction, selon son communiqué. La décision «vaut que jusqu’à l’intervention du jugement au fond», a indiqué le tribunal.

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Six convocations et un blâme

La décision ne «vaut que jusqu’à l’intervention du jugement au fond», précise le tribunal. Infirmière depuis 2018 dans cet hôpital de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris, Majdouline B. a été licenciée le 10 novembre 2025. Depuis un an, la direction lui reprochait de porter quotidiennement et en toutes circonstances un calot, équipement de protection en tissu, porté habituellement au bloc opératoire ou en réanimation. Au cours de l’année, elle a fait l’objet de six convocations et d’un blâme, jusqu’à un conseil disciplinaire en octobre.

Selon son avocat, Me Lionel Crusoe, Majdouline B. n’a jamais revendiqué d’appartenance religieuse, indiquant simplement que le port de cet équipement relevait de «sa vie privée». De fait, l’AP-HP n’avait pas invoqué l’argument de la laïcité dans sa sanction. Elle avait mentionné le non-respect d’une «règle» qui «interdit de porter le calot de manière continue dans des zones ou il n’est pas prescrit», selon l’avocate de l’institution.

«Islamophobie crasse» pour LFI

L’audience de la procédure de référé avait eu lieu le 23 décembre. Une cinquantaine de personnes - collègues, syndicalistes ou militants politiques - s’étaient rassemblées devant le tribunal, en soutien à Majdouline B. et aux «nombreuses autres soignantes» victimes selon eux, «d’une chasse aux bouts de tissu» généralisée. «Le calot n’est ni un signe religieux, ni encore moins un signe prosélyte. (...) En plus d’une islamophobie crasse», ce type d’affaires est «extrêmement grave puisque cela met en danger les services de santé», avait dénoncé lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale la députée LFI Mathilde Panot.

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