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C’est un poids de moins sur les épaules de l’équipe de Point de rue. Elle a réussi à boucler son financement pour maintenir la halte-douceur ouverte jusqu’au 9 avril, malgré une réduction de son financement annuel de près de 200 000 $.
L’organisme avait alors lancé une campagne de financement. Pour nous c’était comme un cri du cœur. On s'est dit ‘’Bon, les portes sont fermées ailleurs, qu'est-ce qu'on peut faire? On va essayer de solliciter la population’’, explique le directeur de l’hébergement de Point de rue, Jean-Félix St-Germain.
En quelques jours, l’appel à la population portait ses fruits. Dès le lendemain de la campagne qui était lancée, on recevait un appel d'une dame qui voulait nous donner 50 000 $ et on avait un autre mécène, qui est un mécène régulier de Point de rue, qui a également appelé pour contribuer à l'ordre de 25 000 $, raconte-t-il.
À cela se sont ajoutés de nombreux dons de la population qui, au cumul de la campagne de financement, s’élevaient à 132 829 $.
Ne pas changer la formule initiale
Pour l’équipe de Point de rue, il était primordial de conserver la même recette, malgré la baisse du financement qui leur était octroyé. L’ouverture de la halte douceur avait d’ailleurs été retardée pour cette même raison.
Jean-Félix St-Germain explique que le manque de lits dans les haltes à travers la province représente un défi. Parfois, la solution au manque de financements se trouve à être de remplacer les lits par des chaises pour d’augmenter la capacité d’hébergement.
L’équipe de Point de rue voyait les choses autrement. On aurait peut-être pu faire juste des chaises, puis dire on va être ouverts jusqu'au mois d'avril, mais, pour moi, c'était impossible d'aller dans ce sens-là. On voulait rester le plus humain possible, puis offrir quelque chose qui se rapproche le plus d'un chez-soi à ces individus-là, affirme Jean-Félix St-Germain.
Pour nous c’était important d’offrir une sécurité pour les gens qui étaient hébergés chez nous, explique-t-il.
L'espoir d'un changement de priorité
L'organisme tente encore de trouver des solutions pour pérenniser son financement dans le futur. La réaction des différentes parties, tant de la population que des paliers gouvernementaux.
[Ils] se sont intéressés à la situation, ils sont venus nous rencontrer, voir c’était quoi la problématique. Ils ont tous contribué à certains niveaux selon leurs capacités, mentionne le directeur de l’hébergement.
Selon lui, la situation devient une priorité de plus en plus nationale. Ça me donne espoir pour le futur.
Bien que les discussions soient en cours, il reste toutefois du chemin à faire avant d’établir que le financement nécessaire sera pérenne dans le temps.
Est-ce que, concrètement, on a des réponses? Non. Par contre, on est consultés, affirme Jean-Félix St-Germain, qui ajoute sentir que les autorités sont à la recherche de solutions.


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