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Le conflit qui perdure au Moyen-Orient fait craindre le pire pour des Saskatchewanais d’origine iranienne. Plusieurs tentent du mieux qu'ils peuvent de rester en contact avec des proches qui sont sur place. Ils espèrent que ceux qui habitent dans des zones résidentielles seront épargnés par la guerre.
Zahra Hosseini, une Réginoise dont la famille habite toujours en Iran, n’a pas pu parler directement à ses proches depuis les frappes conjointes entre Israël et les États-Unis, à cause de l’accès restreint à Internet. Elle a cependant reçu des mises à jour de la part des amis qui se sont connectés à un réseau privé virtuel.
C’est sûr que nous nous sentons dévastés. La situation nous inquiète, nous et notre famille, dit Mme Hosseini. Nous continuons de prier pour que la guerre s’arrête, de même que le régime. C’est l’incertitude qui nous assomme en ce moment.

Un panache de fumée s'élève après une frappe sur la capitale iranienne, Téhéran, le 3 mars 2026.
Photo : Getty Images / AFP / ATTA KENARE
Peiman Pourmomen, un Iranien qui vit Saskatoon, les habitants de secteurs résidentiels de Téhéran, d’où il est originaire, sont moins inquiets par rapport à leur sécurité.
Les gens pensent que, tant qu’ils vivent loin d’édifices et d’installations militaires, il n’y a pas vraiment de danger, dit-il.
Peiman Pourmomen affirme que la situation actuelle est déchirante et que la communauté s'attend à plus de perte.
Personne ne veut voir des civils innocents mourir, mais nous ne savons pas quoi faire. Nous avons déjà perdu au moins 35 000 personnes.
Il explique que la population sur place se préparait déjà à la guerre depuis un certain temps. Plusieurs s'approvisionnent en eau, en nourriture et autres biens essentiels.
La guerre pour provoquer le changement
Plusieurs manifestations ont été menées contre le régime iranien, en place depuis 1979, à travers le monde, y compris en Saskatchewan, durant des années.
Peiman Pourmomen affirme que c'est difficile de voir son pays natal en guerre, mais il estime que cela est nécessaire pour mettre fin au régime actuel.
Zahra Hosseini applaudit également ce vent de changement. Son mari et elle ont été aspergés de gaz lacrymogène lorsqu’ils ont manifesté contre le régime iranien, dans les rues de Téhéran, il y a deux mois.
Ils continuent à mener leur combat, même s'ils sont maintenant à Regina. Zahra Hosseini surveille attentivement les nouvelles dans l’espoir d’avoir des informations positives.
C’est [un régime] qui est contre l’humanité. Il supporte le terrorisme.
Zahra Hosseini espère aujourd’hui porter la voix du peuple iranien au Canada.
Colleen Bell est experte en relations internationales et professeure à l’Université de la Saskatchewan. Elle ne croit pas que ce conflit va se résoudre en moins d’un mois.
Donald Trump nous donne continuellement des informations différentes et parfois contradictoires sur la stratégie militaire américaine sur place, ce qui peut indiquer quelle en sera la durée, dit-elle.
Elle indique que l’Iran, pour sa part, veut venger la mort de l’ayatollah Ali Khamenei et tente de maintenir le coût de la guerre.
Des solutions politiques doivent être mises en place. Je ne vois aucune des parties être prête à s’asseoir à la table des négociations, explique Colleen Bell.
Les frappes militaires contre l’Iran, menées conjointement entre Israël et les États-Unis, ont commencé le 28 février dernier. Plus de 1000 civils ont été tués jusqu'à présent dans ce conflit, selon l'organisme non gouvernemental Human Rights Activists News Agency.
Avec les informations de Laura Sciarpelletti


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