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REPORTAGE - Alors que le Sénat vient de rejeter pour la deuxième fois le texte de loi sur l’aide à mourir, une association fait entendre la voix de ceux qui pourraient être concernés directement. Eux ne réclament pas un droit à mourir, mais d’abord les moyens de vivre dignement.
Passer la publicitéAlerte. C’est avec ce mot de six lettres que tout a commencé. Devant les débats parlementaires retransmis à la télévision, Cyrille Jeanteur, polytechnicien, victime d’un accident de voiture à 32 ans, vit depuis vingt-huit ans avec un syndrome d’enfermement. Incapable de parler ou de bouger, il ne parvient à communiquer qu’avec son seul pouce. Ce jour-là, il exprime ce mot à sa femme, Magali. Il veut dire que la proposition de loi sur l’aide à mourir lui fait peur. Elle lui demande ce qu’il veut faire, ce à quoi il répond : « Rassemblement. »
Le 24 mai 2025, trois jours avant l’examen en première lecture à l’Assemblée nationale de la proposition de loi relative à l’accompagnement des malades, de la fin de vie et de l’aide à mourir, plus de 300 personnes se retrouvent, comme un symbole, devant le métro Invalides, près du Palais-Bourbon. Ils sont malades, personnes handicapées, aidants, soignants, etc. Ensemble, ils expriment leurs inquiétudes, créent un collectif, puis, en janvier 2026…


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