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La France doit demeurer un «sanctuaire» pour l'État de droit aujourd'hui «menacé», dit Sébastien Lecornu

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Par Le Figaro avec AFP

Le 21 mai 2026 à 13h18

Le premier ministre français Sébastien Lecornu à Paris, le 8 mai 2026.

Le premier ministre français Sébastien Lecornu à Paris, le 8 mai 2026. LUDOVIC MARIN / REUTERS

«Sans règle de droit ni juge indépendant pour en garantir le respect, la force finit toujours par prévaloir sur les libertés et sur nos choix démocratiques», a fait valoir le premier ministre.

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La France et l'Europe «doivent être et demeurer des sanctuaires pour l'État de droit» aujourd'hui «menacé» par les «populistes» et ceux qui le caricaturent «en obstacle permanent», a plaidé Sébastien Lecornu jeudi 21 mai devant le Conseil d'État.

L'État de droit, qui s'oppose à la notion de pouvoir arbitraire et désigne une puissance publique soumise aux règles de droit, est le «socle de notre souveraineté», car «sans règle de droit ni juge indépendant pour en garantir le respect, la force finit toujours par prévaloir sur les libertés et sur nos choix démocratiques», a fait valoir le premier ministre.

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«Autrement dit, si nous voulons demeurer une Nation libre et indépendante, plus que jamais, “force doit rester à la loi”», a ajouté Sébastien Lecornu, qui présidait à l'installation de Marc Guillaume à la tête de la plus haute juridiction administrative du pays.

Or l'État de droit est, aujourd'hui, «menacé», a-t-il développé, par les «populistes qui opposent le peuple aux institutions», par «ceux qui ne reconnaissent la règle commune que lorsqu'elle leur est favorable», par «les régimes autoritaires qui font du droit un instrument du pouvoir et non une limite au pouvoir», ou par «les puissances qui piétinent les traités qu'elles ont signés».

À lire aussi Nicolas Baverez : «L’État de droit, chef-d’œuvre en péril»

«Un prétexte à l’immobilisme»

Il peut en outre «être fragilisé de l'intérieur, lorsqu'on le caricature en obstacle permanent, lorsqu'on laisse croire qu'il interdirait d'agir», a-t-il poursuivi, alors que plusieurs responsables politiques le remettent régulièrement en cause.

Pour autant l'État de droit «ne saurait être un statu quo ou un prétexte à l'immobilisme», a poursuivi le premier ministre, désireux «d'adapter l'état du droit pour sauvegarder l'État de droit». Il a salué la «brillante carrière» de Marc Guillaume, ainsi que son «caractère» réputé bien trempé, qui devient vice-président du Conseil d'État après avoir été secrétaire général du gouvernement de 2015 à 2020 et préfet d'Île-de-France.

Réputé proche de l'ex-premier ministre Edouard Philippe, Marc Guillaume, 61 ans, est un énarque qui a fait toute sa carrière dans la haute fonction publique. Comme préfet de la région parisienne, il a été très impliqué dans la préparation et la gestion des Jeux olympiques de 2024.

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