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À la suite d’un parcours historique du Canada à la Coupe du monde de soccer de la FIFA, de nombreux jeunes souhaitent s’inscrire dans les académies de l'Alberta.
Après que le Canada a accueilli 13 affrontements à Toronto et Vancouver, plusieurs jeunes d’un peu partout au pays, dont en Alberta, rêvent eux aussi de participer à la plus grande des compétitions de soccer au monde.
André César est ex-joueur de soccer professionnel et entraîneur pour le club Edmonton Fusion FC, une académie de soccer francophone. Selon lui, la grand-messe du ballon rond a suscité un intérêt pour le sport dans la province.
On reçoit une dizaine de demandes de renseignements chaque jour sur nos programmes de formation, explique l’entraîneur.
Une des raisons qui explique cet intérêt pour le soccer dans la province repose sur la popularité d’Alphonso Davies, capitaine de l’équipe nationale canadienne qui a grandi à Edmonton.
Quand vous allez dans toutes les cours de récréation où les enfants jouent au soccer, vous ne pouvez pas parler à deux, trois enfants sans qu'ils vous mentionnent Alphonso Davies, ajoute M. César.
Des obstacles au développement du ballon rond en Alberta
Malgré un intérêt grandissant chez les jeunes pour le soccer, les experts impliqués dans le milieu s’inquiètent du manque d’infrastructures dans la province.
Maher Elaissi est arbitre à Edmonton. Il souligne que le défi principal demeure l’hiver, une saison qui oblige à pratiquer le soccer à l’intérieur : L’été, c’est facile. On peut réserver un terrain et ça peut coûter 5 $ par heure. Durant l’hiver, on peut avoir des matchs à l’intérieur des soccer domes de 7 h à 23 h, et les prix peuvent monter jusqu’à 200 $ pour une heure.
Il ajoute que, pour développer le sport dans la province, il est impératif de commencer la formation au plus jeune âge. Il y a du talent un peu partout au Canada. Le problème, c’est le cadre pour les développer, indique l’arbitre.
Former les jeunes, mais aussi les entraîneurs
André César abonde dans le même sens. À son avis, c’est le manque de formation pour les futurs entraîneurs qui fait défaut en Alberta : Il faut ouvrir des fenêtres d’opportunité pour former les entraîneurs. C’est très bien de former des jeunes, mais il faut des entraîneurs pour aider la relève.
Malgré tout, la mise sur pied de l’Alberta Premier League pourrait aider à créer un cadre entre les niveaux amateur et professionnel pour les joueurs dans la province, selon Maher Elaissi, qui a été l’un des premiers officiels à évoluer dans la ligue.
Il ajoute que de créer une Division 2 dans la province avec la transmission en direct des matchs et la présence de recruteurs durant la saison ne peut qu’être bénéfique pour développer le sport.


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