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L’annonce de la fermeture définitive de l’usine de panneaux OSB de Produits forestiers Arbec fait réagir à Amos. La décision entraîne la perte d’une centaine d’emplois, en plus d’avoir un impact économique local et régional.
Jeudi matin, Produits forestiers Arbec a confirmé sa décision dans une déclaration écrite, en évoquant les mêmes motifs qui avaient entraîné la suspension des activités de l’usine pour une durée indéterminée en décembre dernier. Les conditions de marché demeurent difficiles.
Le maire d’Amos, Sébastien D’Astous, parle d’un dur coup pour la communauté locale, alors que plusieurs espéraient que les conditions requises pour une relance de l’usine soient réunies.

Le maire d'Amos Sébastien D'Astous (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
C'est une triste nouvelle. C'est une usine qui est en plein cœur de la ville. C'est un moteur économique, mais, outre tout ça, ce sont des familles qui vont être affectées. On connaît l'histoire, dans les 20 dernières années, c'est une usine qui a eu de la difficulté à plusieurs reprises. C'est toujours une mauvaise nouvelle, une fermeture d'usine comme ça dans un centre-ville comme Amos, souligne M. D’Astous.
La nouvelle est aussi accueillie avec déception par le président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Amos-Harricana (CCIAH), Claude Balleux.
Bien que l’on constate que l'industrie forestière a le vent dans la face et que ce n’est donc pas réellement une surprise, c'est quand même une nouvelle qui est triste parce que ça affaiblit encore davantage notre tissu économique forestier. Et ça, c'est loin d'être une bonne nouvelle, affirme M. Balleux.
Le site sera vendu
Dans un échange de courriels, Produits forestiers Arbec confirme que le site sera sécurisé et fermé conformément aux meilleures pratiques et aux obligations légales applicables.
Les équipements de l’usine seront revalorisés et utilisés dans nos autres usines, et le bâtiment ainsi que le site seront remis à niveau, puis mis en vente, écrit l’entreprise.

Le site de l'usine de Produits forestiers Arbec à Amos sera mis en vente. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté
Le bois accumulé dans la cour de l’usine ainsi que les stocks qui n’ont pas été écoulés seront aussi vendus, confirme Arbec.
Autant la Ville d’Amos que la Chambre de commerce et d’industrie d’Amos-Harricana se disent prêtes à collaborer à tout effort de relance des activités sur le site industriel.
Le maire Sébastien D’Astous doute toutefois que cette relance se fasse dans le secteur forestier, bien que les effets de cette fermeture pèsent sur toute la filière forestière régionale.
Présentement, j’en doute. Dans les prochaines semaines, on va probablement s’asseoir avec Arbec, s’asseoir aussi avec les acteurs économiques locaux et même régionaux, pour essayer de plancher sur une solution durable. Mais ça va être difficile, dans le contexte où l’on n’a pas de régime forestier, [...] d'avoir de la planification à long terme. C’est un marché qui devient difficile pour développer des projets, croit M. D’Astous.

Claude Balleux, président de la Chambre de commerce. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté de Pier-Anthony Breton
C’est clair que, quant à moi, on va être collaborateur et participant à toute initiative de relance ou de mise en valeur des équipements industriels qui sont là. Ce serait vraiment une mauvaise nouvelle que des équipements industriels de cette ampleur-là, en plein centre-ville, ne soient plus utilisés. On va s’associer à toute initiative visant à les réutiliser, répond Claude Balleux, qui rappelle l’importance de protéger l’approvisionnement en bois feuillus rattaché à l’usine.
Une fibre à valoriser
Tous deux affirment qu’il faudra trouver une solution pour valoriser le peuplier faux-tremble qui était attribué à Produits forestiers Arbec.
Ça va créer un effet boule de neige sur l’ensemble de la filière forestière. Ça risque de créer des problématiques sur certaines PME, de plus petits employeurs, mais aussi sur les scieries. Quand on coupe du bois en forêt, on coupe le tremble, mais aussi l’épinette. Il faut trouver des preneurs pour l’ensemble de la fibre, rappelle Sébastien D’Astous.


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