NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les membres des communautés autochtones de la Colombie-Britannique s’inquiètent de l’avenir de la Loi sur la Déclaration sur les droits des peuples autochtones (DRIPA). La position des différents partis à ce sujet ne les rassurant pas nécessairement, la question demeure, pour les Premières Nations, l'une des préoccupations majeures de cette campagne électorale.
Alors que les Britanno-Colombiens iront voter le 24 octobre pour élire le futur gouvernement, la DRIPA, promulguée en novembre 2019, ne concerne pas seulement les Autochtones, contrairement à ce que la plupart pensent, précise Adam Olsen, ancien chef du Parti vert provincial.
Il s'agit, selon lui, d'une mesure importante de politique publique qui contribue à définir les relations entre tous les habitants de cette province.
De son côté, Terry Teegee, le chef de l’Assemblée des Premières Nations de la Colombie-Britannique, s'interroge sur la relation qui existerait entre la province et les peuples autochtones si cette Déclaration n’existait plus.

Terry Teegee, chef de l’Assemblée des Premières Nations de la Colombie-Britannique (BC AFN)
Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda
Nous pourrions nous diriger vers une relation très conflictuelle en ce qui concerne la manière dont le développement se fait dans cette province. Cela pourrait se terminer devant les tribunaux et personne ne souhaite en arriver là.
Dix minutes de discussion dans le débat des chefs
Terry Teegee se pose la question à la suite des propos tenus par les conservateurs de la Colombie-Britannique durant la campagne électorale.
Leur chef, Lorne Doerkson, a réitéré son intention lors du débat télévisé de mercredi soir : La réalité, c'est que la DRIPA doit être abrogée dans cette province. [...] La Colombie-Britannique a créé plus de divisions que je n'en avais jamais vu de ma vie. Et cette loi n'est pas si ancienne que ça.

La cheffe des verts, Emily Lowan, le chef du NPD, David Eby, et le chef des conservateurs, Lorne Doerkson, lors du débat des chefs à Vancouver le mercredi 14 octobre 2026
Photo : Radio-Canada / Ethan Cairns (CBC)
Nous sommes plus divisés que jamais sur ce sujet. Il doit y avoir une meilleure voie à suivre. Celle-ci passe par le respect, les relations et les partenariats avec les Premières Nations. Je m'y engage pleinement.
Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), David Eby, s'était engagé au printemps à modifier la DRIPA, sans renouveler explicitement cet engagement pendant le débat. Il a toutefois défendu les principes d’un partenariat avec les peuples autochtones.
L'enjeu des titres ancestraux
Le premier ministre sortant a évoqué deux décisions qui alimentent les inquiétudes.
Dans l’affaire historique relative au titre foncier de la nation Cowichan, un juge a reconnu un titre ancestral sur environ 300 hectares de terres à Richmond, dans le Grand Vancouver, ce qui a soulevé des questions sur les conséquences pour la propriété privée, avec différentes interprétations légales.
Dans l’affaire Gitxaała, une autre décision a conclu que la procédure provinciale d’octroi des concessions minières était incompatible avec la DRIPA. David Eby a assuré que son gouvernement protégerait la propriété privée, malgré quelques décisions de justice difficiles.
Les Britanno-Colombiens doivent également savoir que nous ne pouvons pas nous permettre de voir ces grands projets bloqués devant les tribunaux et de ne pas offrir d’emplois et de possibilités économiques aux Britanno-Colombiens.
Qu'est-ce que la DRIPA?
Adoptée en 2019, la Loi sur la Déclaration sur les droits des peuples autochtones (DRIPA) est une loi provinciale de la Colombie-Britannique devant notamment conduire à l'harmonisation du régime législatif et des décisions du gouvernement avec la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA).
Quant à la cheffe du Parti vert, Emily Lowan, elle a saisi cette occasion pour envoyer un message clair. La DRIPA n’a aucune incidence sur la propriété privée. Elle définit les règles permettant aux gouvernements de faire leur travail et de présenter notre législation, a-t-elle affirmé.
Elle a également reproché à David Eby son manque de clarté sur la question et accusé les conservateurs de diffuser des informations trompeuses et d’alimenter les craintes. Elle a dit souhaité un gouvernement prêt à mener à bien le difficile travail de réconciliation.
À la suite du débat des leaders politiques, le chef de la Première Nation de Tŝideldel et chef tribal du gouvernement national Tŝilhqot’in, a rappelé que la modification de la DRIPA ne ferait disparaître ni les peuples autochtones ni leurs droits. Selon le chef Otis Guichon, le titre ancestral existe indépendamment de cette loi, bénéficie d’une protection constitutionnelle et doit être respecté.


6 day_ago
67



























.jpg)






French (CA)