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La Commission de la police de la Saskatchewan délibère sur le renvoi de Farooq Sheikh

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Un comité de la Commission de la police de la Saskatchewan réserve sa décision quant au congédiement de l'ancien chef de police de Regina Farooq Sheikh.

Les avocats de l’ancien chef de police et du Conseil des commissaires de police de Regina ont présenté leurs arguments de clôture mercredi devant un comité de la Commission.

M. Sheikh fait appel de son congédiement sans solde pour cause juste et suffisante en avril 2025. L’audience de l’ex-chef de police de Regina devant le comité s’est étalée sur six jours durant le mois de septembre.

Lors de l’audience, Farooq Sheikh a avoué avoir manqué à son serment d’entrée en fonction et d’avoir eu une relation inappropriée avec une membre du Conseil des commissaires.

L'identité de la membre est protégée par une ordonnance de non-publication.

Malgré ces aveux de Farooq Sheikh, son avocat, Brian Pfefferle, estime que le Conseil des commissaires n’avait pas de motif pour le licencier. D’après lui, la position du chef est claire. Avec le recul, il n’a pas agi comme il le fallait, mais rien de ce qu’il a fait ne peut être qualifié de faute grave, a-t-il expliqué.

Dans ses arguments de clôture, l’avocat du Conseil des commissaires de police de Regina, Mitchell Holash, a exhorté les membres du comité à examiner toutes les preuves de l’enquête qui ont été présentées au Conseil et qui avaient entraîné le licenciement de Farooq Sheikh.

Nous estimons que le comportement du chef de police ne respectait pas les normes et la responsabilité que doit maintenir le chef de police de Regina, a déclaré M. Holash aux journalistes après la fin de l’audience.

Ce dernier estime que les preuves fournies constituent un motif valable de licenciement, et que la relation entre Farooq Sheikh et la membre du Conseil n’était pas le principal enjeu examiné.

Il semble que cette relation particulière ait motivé son [Farooq Sheikh] comportement, explique Mitchell Holash.

Parmi les éléments de preuve qui ont été pris en compte lors du congédiement, il y a des messages envoyés par Farooq Sheikh à deux commissaires de police lors d’une réunion tenue à huis clos en décembre 2024.

M. Sheikh a incité les deux commissaires à voter en faveur de changements son contrat, dont une extension de son indemnité de départ de 6 à 12 mois.

Or, selon Brian Pfefferle, il n’y a aucune preuve qui indiquerait que les messages ont influencé le vote des commissaires. Il souligne également que les changements prévus aux contrats étaient en réalité des corrections apportées au contrat initial de son client.

Lors du contre-interrogatoire mené par l’avocat Mitchell Holash, M. Sheikh a avoué qu’il avait envoyé les messages par impatience. Il estime qu’il a manqué à son serment en perturbant la réunion à huis clos, une prérogative du Conseil.

L’enquête a également dévoilé que l’une des personnes qui ont reçu ses messages entretenait une relation amoureuse interdite avec l’ancien chef de police.

Cette même personne a, par la suite, déposé une plainte contre Farooq Sheikh.

Le comité a écouté un appel enregistré du 26 février 2026 dans lequel M. Sheikh et la partie plaignante discutaient d’une affaire en lien avec le trafic de stupéfiants.

La partie plaignante était impliquée dans cette affaire. Farooq Sheikh a indiqué en avoir été informé. Il a expliqué, cependant, qu’il n’a découvert son degré d’implication que plus tard.

Durant l’appel du 26 février, M. Sheikh avait demandé à la personne à l’origine de la plainte de supprimer les messages entre eux.

Lors de l’audience, Farooq Sheikh s’est justifié en expliquant que, selon lui, ces échanges ne seraient pas pertinents à l’enquête en cours. Il avait peur que les messages fassent allusion à une relation amoureuse et intime entre lui et la personne.

Au moment de l’appel du 26 février, le Conseil des commissaires avait été avisé qu'il serait inapproprié pour la membre impliquée dans l'affaire de garder son siège. La personne en question a dû présenter une lettre de démission le jour suivant.

Elle a par la suite porté plainte contre Farooq Sheikh auprès de la Commission des plaintes du public de la Saskatchewan, entraînant l’enquête qui a mené à son licenciement.

L’avocat Pfefferle a affirmé que, si le comité décide d’annuler la décision de licenciement de l'ancien chef de police, une seconde audience pourrait être organisée pour trouver une solution à la situation.

Si la décision est annulée, Farooq Sheikh ne demanderait fort probablement pas d’être réintégré au Service de police.

Regagner son ancien poste semble inatteignable avec l’arrivée d’un nouveau chef de police. En toute honnêteté, la question du contrat et de l’indemnité de départ sera abordée à nouveau. Il sera essentiellement licencié sans solde, a fait valoir l’avocat.

La décision du comité, formé de trois membres de la Commission du Service de police de la Saskatchewan, sera annoncée à une date ultérieure.

Avec les informations d’Alexander Quon

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