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Dans des immeubles éparpillés entre Shenzhen, Changsha ou Pékin, des commerciaux chinois vendent à distance des substances que beaucoup d'entre eux n'oseraient jamais s'injecter dans le corps. Leur marchandise: des peptides, ces courtes chaînes d'acides aminés présentées en ligne comme des solutions miracles pour mieux dormir, perdre du poids, booster sa mémoire, cicatriser plus vite ou encore rajeunir sa peau. La promesse d'un corps parfait, livrée en flacons lyophilisés.
L'explosion de ce marché doit énormément au succès planétaire des médicaments amaigrissants de type GLP-1, comme le sémaglutide ou le tirzépatide. Leur efficacité a ouvert la voie à une fascination plus large pour les thérapies à base de peptides, perçues comme l'avenir d'une médecine plus ciblée et plus douce. En réalité, la plupart de ces composés sont interdits à l'usage humain par les autorités sanitaires occidentales, ou tout simplement hors de prix via les circuits médicaux réglementés.
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Résultat: la demande se déplace vers des vendeurs en ligne, massivement basés en Chine. Anciens négociants en papier ou fournisseurs de matières premières pharmaceutiques reconvertis, ils seraient près d'un millier à cibler aujourd'hui une clientèle étrangère. La concurrence fait rage et les prix baissent drastiquement: quelques dizaines de dollars suffisent pour se procurer des doses qui coûtent plus de dix fois plus cher aux États-Unis.
Sur TikTok, Telegram ou WhatsApp, influenceurs et biohackers en herbe vantent le BPC-157, appelé aussi «drogue de Wolverine», grâce à ses effets soi-disant régénérateurs, ou le Pinealon, censé booster sommeil et mémoire. Au sein des communautés dites de «looksmaxxing», on expérimente, on microdose, et on se partage des tutos d'injection. Les peptides arrivent en poudre, à reconstituer soi-même, souvent sans aucune supervision médicale, d'après le Financial Times.
Derrière cette prolifération de vendeurs se cache une chaîne d'approvisionnement très concentrée: une poignée d'usines produisent la majorité des substances, avant qu'elles ne transitent par plusieurs intermédiaires soigneusement opaques. Adresses fictives, numéros injoignables, paiements en cryptomonnaie: tout est pensé pour être intraçable si jamais ces molécules venaient à déclencher des effets secondaires indésirables.
Les autorités chinoises répriment essentiellement les ventes domestiques. Les peptides envoyés en Occident sont d'ailleurs quasiment introuvables sur le marché local. Ceux qui les exportent refusent souvent d'y toucher. «Je suis en surpoids, mais je n'oserais jamais toucher à ça, confie l'un d'eux en riant. Ce sont les Occidentaux qui en sont obsédés. Moi, je me contente de vendre.»
Les médecins s'inquiètent de cette tendance à l'automédication. Tests de pureté incomplets, risques de contamination, conditions de transport inconnues, acheter des peptides hors prescription revient à jouer à la roulette russe avec sa santé.





























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