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Plusieurs semaines après la spectaculaire boule de feu qui a illuminé le ciel du Nord-Est de l’Ontario, l’engouement pour retrouver les débris spatiaux grandit. Bien que des milliers de fragments jonchent potentiellement le sol, aucune découverte n’a encore été confirmée en raison de restrictions d’accès strictes sur l’île Cockburn, le lieu d’impact présumé.
Le Groupe de physique des météores de l’Université Western a localisé la zone de chute sur l’île Cockburn, située au large de l’extrémité ouest de l’île Manitoulin, dans le chenal Nord du lac Huron.
Cette annonce a éveillé la curiosité de Jim Goodall, un ingénieur et chasseur de météorites du Nord du Michigan.
Ce dernier suit l’activité météoritique mondiale grâce à un programme informatique de sa création qui prédit les points d’impact.
Récemment, M. Goodall a manifesté son intention de monter une expédition vers le nord.
Les météorites ont une immense valeur pour les collectionneurs et pour la science, explique-t-il.
Elles ouvrent une fenêtre unique sur la formation primitive du système solaire et sur l’origine de la vie sur Terre, poursuit-il.
L’obstacle de la propriété privée
Désireux d’enrichir sa collection personnelle de spécimens rares, l’ingénieur s’est inscrit sur une page Facebook dédiée à l’île Cockburn afin de planifier son voyage.
Il s’est toutefois rapidement heurté à un refus.
L’île est privée et les propriétaires terriens locaux n’apprécient pas du tout que des personnes extérieures foulent leurs terres, regrette-t-il.
Bien qu’un capitaine de bateau local se soit dit prêt à le transporter, ce dernier a exigé que le chercheur obtienne d’abord les autorisations nécessaires. Un permis que M. Goodall n’a jamais réussi à décrocher.

Le chasseur de météorites Jim Goodall espère que des résidents de l'île Cockburn pourront récupérer des fragments de l'imposante boule de feu qui a illuminé le ciel de la région le mois dernier.
Photo : Facebook
Selon les données recueillies, la zone d’impact potentielle appartient en grande partie à Conservation de la nature Canada.
Si la randonnée y est libre, la collecte de matériel sans autorisation y est strictement interdite.
Il était évident que l’organisme de conservation refusait que nous gardions nos trouvailles, confie M. Goodall.
Ils souhaitent que les fragments soient réservés à la recherche scientifique, ce qui est légitime. Cependant, pour attirer les chasseurs de météorites, il faut leur permettre d’en conserver une partie.
Un espoir persistant malgré les doutes
Faute de compromis, Jim Goodall doit suspendre son voyage pour le moment.
Il espère néanmoins qu’un habitant ou un promeneur chanceux finira par faire une découverte, d’autant plus que l’entrée de l’objet dans l’atmosphère le mois dernier s’est accompagnée d’une forte détonation.
La boule de feu était si massive qu’elle était visible en plein jour. Il devrait y avoir des milliers de fragments au sol , estime-t-il, soulignant que des fouilles ont déjà commencé, notamment le long des plages.

L'île Cockburn est principalement privée et n'est accessible qu'en bateau.
Photo : soumise par Conservation de la nature Canada
Pour guider les chercheurs amateurs, l’Université Western rappelle que ces roches spatiales se reconnaissent à leur croûte de fusion externe noire et à leur intérieur pierreux de couleur grise ou légèrement brunâtre.
Les scientifiques du Groupe de physique des météores rappellent toutefois que la majorité de ces fragments ne seront probablement jamais retrouvés.
Avec les informations d’Alex Flood


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