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Un projet de centrale au gaz naturel dans le sud-est du Nouveau-Brunswick pourrait se matérialiser même sans accord avec les Autochtones, selon un représentant d’Énergie NB.
Brad Coady, le dirigeant principal des affaires commerciales, s’exprimait une seconde fois mardi devant le conseil municipal de Tantramar au sujet de cette future centrale, qui doit produire 500 mégawatts en brûlant gaz naturel et diesel.
Nous faisons beaucoup de bon travail dans le monde du renouvelable avec des projets menés par les Autochtones, a-t-il dit en anglais.
Mais, la centrale au gaz naturel est un projet un peu différent, parce qu’il y a une composante d’énergie fossile ou d’émissions [de gaz à effet de serre], a-t-il poursuivi.
Les Autochtones doivent avoir la possibilité ou l’option de participer dans les projets, a dit Brad Coady, mais la participation autochtone ne fait pas partie du processus d’examen réglementaire de la Commission de l’énergie et des services publics ou du ministère provincial de l’Environnement.

Une centrale similaire à celle qui pourrait être construite à Tantramar. Celle-ci est située au Texas (Photo d'archives).
Photo : WattBridge
Au début juin, le vérificateur général du Nouveau-Brunswick a publié un rapport critique du processus décisionnel au sein d’Énergie NB pour sélectionner la centrale au gaz naturel comme solution à un éventuel manque d’énergie.
Le rapport indique que la plus récente entente conclue avec le promoteur du projet, Proenergy, permet à l’entreprise américaine de se retirer du projet et récupérer des coûts de pré-développement si aucun partenariat autochtone n’est conclu avant mi-2026.
Avant l’annonce de la centrale en juillet 2025, le North Shore Mi'kmaq Tribal Council avait signé une lettre d’intention pour conclure une entente avec Proenergy.
Mais, l’agence de développement économique a ensuite pris un pas de recul pour permettre une étude d’impact sur les droits mi'kmaw menée par le Mi’gmawe’l Tplu’taqnn (MTI).
Le MTI est l’organisme consultatif qui représente huit des neuf communautés mi’kmaw de la province.
Dans une déclaration écrite en anglais, le MTI dit que les occasions économiques et de partenariats sont présentées aux communautés régulièrement et le groupe les révise sur une base de droits et une base économique.
Cette déclaration stipule aussi que l’analyse sur les droits est en cours.
Dans une déclaration d’août 2025 qui annonçait l’analyse, il était écrit que le feu vert pour ce projet ne pouvait être donné par le MTI que si les inquiétudes sont abordées de manière significative et les effets sur les droits sont évités, minimisés ou accommodés.
En mai, le président de Proenergy Canada, John McIsaac, disait que l’analyse des effets sur les droits approchait de la fin de la première phase et que les leaders du MTI l’évaluaient.
Certains autochtones ont manifesté une opposition face au projet.
Jason Augustine, de la Mi’kmaq Warriors Society, a dit que plusieurs membres de sa communauté d’Elsipogtog y sont opposés.
Il était d’une manifestation au centre-ville de Shediac, qui portait en bonne partie sur la centrale au gaz naturel de Tantramar.

Jason Augustine affirme que plusieurs personnes dans sa communauté s'opposent au projet de centrale thermique à Centre Village.
Photo : CBC/Pierre Fournier
Il a dit que Proenergy est venu dans sa communauté pour discuter du projet. Toute notre communauté leur disait déjà : "Non, nous ne le voulons pas", a-t-il dit en anglais.
Énergie NB a reçu une approbation en mai de la Commission de l’énergie et des services publics.
L’étude d’impact environnemental n’est quant à elle toujours pas complétée.
Avec les informations d'Erica Butler de CBC


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