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Les installations saguenéennes de l'usine Novelis pourraient revivre au cours des prochains mois. Une entreprise aux racines régionales est en voie de devenir propriétaire des installations d’Arvida dans le but d’en faire une fonderie.
L’usine de laminage d’aluminium destinée à l'industrie automobile est fermée depuis maintenant plus de 13 ans. À l’époque, 157 travailleurs avaient perdu leur emploi. La production avait été transférée à Oswego, dans l'État de New York, afin de se rapprocher du marché.
Le promoteur derrière le projet de fonderie dans les bâtiments de la rue Fay a décliné, pour le moment, notre demande d'entrevue. Il compte dévoiler ses intentions lorsque la transaction sera finalisée.
Le nombre d'emplois qui serait créé n'est pas connu.
Accepté par les élus de Saguenay
Le conseil d’arrondissement de Jonquière a accepté une recommandation en provenance du comité consultatif d'urbanisme de Jonquière concernant ce dossier mardi.
La demande faite par Novelis, avant toute vente, vise à changer son usage passant ainsi d'une industrie lourde à une fonderie de métaux non ferreux.
C'est comme une demande de zonage, qui va toucher uniquement l'usine. C'est ce qui a été accepté. On a accepté le procès-verbal du comité d'urbanisme, résume Carl Dufour.
La consultation du procès-verbal de la séance ordinaire du conseil d'arrondissement de Jonquière permet de comprendre que le requérant possède d'autres installations dans la région et que l'usage projeté vise à réaliser de la fonderie de matériaux, régionalement. L'immeuble et les installations existantes seront utilisées pour le projet de fonderie, lit-on également.

Carl Dufour se réjouit du projet à venir. Il est confiant que le dossier traversera toutes les étapes sans trop de souci.
Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson
Le conseiller municipal rappelle qu'il s'agit d'un long processus qui est entamé.
Il y a une consultation publique qui va avoir lieu. Il va y avoir l'acceptation premier projet, acceptation de la résolution officielle. Donc, il y a quand même des processus qui sont assez longs, qui vont nous amener à peu près au mois d'avril, expose-t-il.
Le président de l’arrondissement de Jonquière n'a pas de préoccupations par rapport à ce projet industriel.
J’ai posé les questions. Le comité a eu toutes les réponses. Tout a été pris en compte. Ça ne nous a pas inquiétés, assure-t-il.
La résolution est valide pour une période de 18 mois. Si aucun permis n'est accordé pendant cette période, elle devient nulle de plein droit.
Un projet inespéré
Novelis, dont le siège social est à Atlanta, confirme qu'il s'agit bien de ses installations, mais se défend d'être à l'origine de la demande de modification d'usage de la propriété. Le conseiller municipal du secteur rappelle que l'entreprise entretient le bâtiment et continue de payer ses taxes depuis la fin des opérations en 2012.
Carl Dufour ne peut que se réjouir devant ces démarches. La réouverture de l'usine était quasi inespérée après autant d'années.

Carl Dufour est rassuré par les informations obtenues pour le projet de fonderie.
Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson
Quand je suis arrivée en 2009, ça arrivait tout juste en 2012 cette fermeture-là, se remémore M. Dufour. J'avais également Revenu Québec à l'époque qui voulait s'en aller du centre-ville. Ça faisait beaucoup de fermetures pour des emplois.
L'élu espère que des emplois bien rémunérés seront créés comme ce fut le cas à l’époque. Les taux horaires des emplois allaient de 30 $ et 38 $.
Je l'ai toujours dit quand t'as du développement comme ça dans l'industrie, il faut trouver l'équilibre entre l'industriel et l'environnement. Je pense qu'avec les technologies, moi, je n'ai rien à craindre là-dessus, conclut-il.


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