Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

L’URSS a perdu 78 hommes sur un pas de tir de Baïkonour en 1960 : ce qui a allumé la fusée n’était ni une fuite ni un ordre de tir

5 day_ago 50

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Le 24 octobre 1960, à 18 h 45, un prototype de missile balistique intercontinental s’est embrasé sur son pas de tir à Baïkonour. La commission d’État de 1994 a retenu 78 morts : 74 sur place et quatre à l’hôpital. La cause n’était ni une fuite de carburant ni un ordre de tir. C’était un programmateur de séquence resté hors de sa position zéro, un petit organe électromécanique qui a convaincu la fusée qu’elle était déjà en vol.

À retenir

  • Un petit programmateur électromécanique resté en mauvaise position a envoyé un signal qui a ouvert les vannes du deuxième étage du R-16 au sol.
  • La pression politique pour que le missile vole avant le 7 novembre a poussé à négliger les consignes de sécurité et à mener réparations et préparatifs simultanément.
  • Le maréchal Nedeline et deux autres hauts responsables du programme spatial soviétique ont péri dans l’explosion, emportant avec eux une part cruciale du savoir des pionniers.

Sommaire

  1. Un missile pressé par le calendrier politique
  2. Une chaise, un programmateur, une flamme
  3. Le maréchal « mort dans un accident d’avion »

Un missile pressé par le calendrier politique

Le R-16, conçu par le bureau de Mikhaïl Yanguel, mesurait 30,4 mètres de long pour 3 mètres de diamètre et 141 tonnes au lancement. Il brûlait un couple d’ergols hypergoliques, c’est-à-dire auto-inflammables : de la diméthylhydrazine asymétrique et du tétroxyde d’azote, un mélange si toxique qu’on l’appelait le « venin du diable ». Stockable à température ambiante, il évitait les lourdes installations cryogéniques des fusées à oxygène liquide. En contrepartie, il s’enflamme dès que les deux produits se touchent, sans la moindre étincelle.

Le maréchal Mitrofan Nedeline, patron des Forces stratégiques, voulait voir ce missile voler avant le 7 novembre, 43e anniversaire de la révolution bolchevique. Le programme avait pourtant de l’avance : le vol d’essai était prévu en juillet 1961, soit dix mois plus tard. Pour tenir la date, les consignes de sécurité ont été négligées et les essais ont fini par chevaucher la préparation du tir.

Le 23 octobre, un incident fait fondre du câblage et repousse le tir.

Une chaise, un programmateur, une flamme

Le lendemain, la décision tombe de reprendre les préparatifs sur une fusée déjà pleine de propergols. Au lieu de tenir ses distances, Nedeline fait installer sa chaise à quelques dizaines de mètres du missile pour presser les réparations. Des invités officiels arrivent pour assister au lancement, et tout nouveau retard serait une perte de face. Autour du pas de tir s’affairent donc techniciens, ingénieurs et officiers, par dizaines.

Le coupable tient dans un boîtier. Le distributeur de courant de programme (PTR) active les systèmes de bord dans un ordre précis. Il avait été laissé sur un mauvais réglage, ce qui alimentait les batteries reliées aux vannes de propergol du deuxième étage. Quand un opérateur le manœuvre à 18 h 45, le commutateur traverse une position de fonctionnement et envoie un signal parasite qui ouvre ces vannes.

Le reste ne prend que quelques secondes. Le deuxième étage s’allume, et sa flamme perce le premier étage encore plein. Un survivant, qui se tenait à une trentaine de mètres de la base, a décrit un épais jet de feu surgi sans prévenir et recouvrant tout le monde. Beaucoup ont couru vers le périmètre, où l’enceinte de sécurité les a piégés, et ceux que les flammes ont épargnés ont respiré des vapeurs toxiques.

Yanguel, lui, était parti fumer à l’écart.

Parmi les morts figuraient Nedeline, Lev Grichine, vice-président du Comité d’État pour les technologies de défense, et le colonel Alexandre Nossov, chef du commandement de lancement de Baïkonour. Nossov avait appuyé sur le bouton du tir de Spoutnik trois ans plus tôt, et Ostachev avait contribué à développer le lanceur de Spoutnik. L’accident a emporté une part de l’expérience accumulée par les pionniers soviétiques.

Le maréchal « mort dans un accident d’avion »

Le 26 octobre, les journaux soviétiques publient un bref communiqué du Comité central et du Conseil des ministres : le maréchal d’artillerie Nedeline est mort dans un accident d’avion. Ni détail ni nom d’autre victime. Les familles des ingénieurs et des militaires disparus ont dû, elles aussi, se contenter de versions de façade.

Il a fallu presque trente ans pour que le silence se fissure. En 1989, le magazine Ogoniok, porte-voix de la perestroïka de Gorbatchev, publie « Site 41 » et révèle que Nedeline est mort dans l’explosion d’un missile balistique à Tiouratam. D’autres témoignages et documents ont suivi, ce qui permet aujourd’hui de reconstituer la séquence minute par minute.

Le bilan chiffré reste flou. Le chiffre de 78 vient de la commission de 1994, mais certaines estimations vont de 54 à 300 morts, et Britannica évoque une fourchette officielle de 60 à 120. Retenons les 78 : c’est à peu près la moitié des sièges d’un Airbus A320 plein, perdue en quelques secondes au pied d’une seule fusée. L’événement est considéré comme le pire accident de l’histoire de la fusée.

Le programme R-16 a pourtant survécu, au prix de plusieurs mois de retard. Le premier vol a eu lieu le 2 février 1961 et la capacité opérationnelle initiale a été atteinte le 1er novembre 1961. Le déploiement a culminé en 1965 avec 202 missiles. Lors de la crise de Cuba, en 1962, les Soviétiques en avaient moins de 50 en service.

Un accident mortel survenu avec le missile R-9, exactement trois ans plus tard, a fait du 24 octobre le « jour noir » de Baïkonour, et aucun tir n’a été tenté à cette date depuis.

Source : britannica.com

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway