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L’UPA espère qu’un abattoir régional verra le jour d’ici deux ans

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Selon l’Union des producteurs agricoles (UPA) Saguenay–Lac-Saint-Jean, un abattoir régional doté d’un centre de découpe de bœuf, d'agneau et de porc pourrait voir le jour d’ici deux ans. Or, comme le bâtiment est offert par la coopérative Nutrinor, « il ne faut juste pas manquer notre opportunité », croit le président régional de l’UPA, Jean-Thomas Maltais.

L’UPA, la MRC du Domaine-du-Roy et une dizaine d'acteurs du milieu agricole souhaitent toujours convertir l’ancienne Boucherie Charcuterie Perron de Saint-Prime, un projet dans les cartons depuis 2023. Dans sa plus récente mouture, l’abattoir proposé serait une coopérative.

C'est le modèle juridique qui donne accès à plus d'aide du gouvernement facilement et qui demande aussi moins de garanties au niveau de ceux qui investissent dans l'abattoir, explique le président régional de l’UPA, Jean-Thomas Maltais.

À l’heure actuelle, les producteurs de viande ovine, bovine et porcine doivent faire abattre leur bétail hors de la région, ce qui implique des coûts de transport élevés. De surcroît, c'est extrêmement difficile d'envoyer un animal dans un grand centre et de revoir cette viande-là un jour, note M. Maltais.

Photo en gros plan d'un homme d'âge moyen portant une veste de travail brune et un capuchon noir, debout à l'extérieur sous une légère neige. Il est positionné devant des bâtiments de ferme recouverts de neige. L'arrière-plan montre des fils électriques suspendus entre les structures.

Jean-Thomas Maltais est le président de l’Union des producteurs agricoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Anissa Leduc

Or, le projet est lent à aboutir, car mettre sur pied un abattoir n’est pas une mince tâche. Les abattoirs de région font face à des coûts de production élevés et sont rarement rentables, selon le président de l’UPA.

Et on est en compétition avec de gros abattoirs qui réussissent à avoir des coûts de production moindres. Ça fait que ce n'est jamais facile. Et même eux, ces abattoirs-là, souvent, ils produisent à perte, souligne Jean-Thomas Maltais.

À l’heure actuelle, le projet est évalué à environ 3 millions de dollars. 

Refaire ça [sans le bâtiment de Nutrinor], ça coûterait plus de 10, 12 millions facilement. C'est vraiment un avantage qu'on a présentement d'avoir accès à une bâtisse qui est presque déjà parfaite pour faire le projet. Il ne faut juste pas manquer notre opportunité. Si ça ne se fait pas là, je vais vous dire : "Ça ne sera pas facile à refaire", affirme M. Maltais. 

On ne pourra pas ravoir une opportunité comme ça. Il n'y en a pas d'autres dans la région.

D’ici deux ans, espère que l’abattoir sera en fonction. Toutefois, il importe de ne pas brûler d’étapes, selon lui. À l’heure actuelle, les parties prenantes sont à la recherche d’une personne qui pourra assurer le lancement de la coopérative.

L’usine de Saint-Prime avait été fermée en 2022 par Nutrinor en raison d'un problème chronique de recrutement de main-d'oeuvre.

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