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Après l’asphyxie de la Crimée, occupée par Moscou depuis 2014, les drones ukrainiens mènent une impitoyable bataille navale contre la flotte fantôme russe, accusée de contourner les sanctions. La circulation de ces navires en mer d’Azov a quasi cessé.

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Un pétrolier russe visé par un drone ukrainien lors d’une frappe dans la mer d’Azov, dans une vidéo diffusée le 9 juillet 2026. Un pétrolier russe visé par un drone ukrainien lors d’une frappe dans la mer d’Azov, dans une vidéo diffusée le 9 juillet 2026.

Des images de bataille navale ultra sophistiquée circulent à plein régime sur les réseaux ukrainiens : pétroliers, remorqueurs et ferries sont mis en ligne de mire, touchés puis coulés, comme dans des jeux vidéo de simulation militaire. La mer d’Azov, qui forme comme un golfe au nord de la mer Noire, est depuis plusieurs jours le théâtre de frappes d’une ampleur inédite. L’offensive de Kiev ne cesse de s’élargir, et vise désormais cette voie navigable cruciale par laquelle Moscou achemine du pétrole, de l’acier et des céréales vers les marchés internationaux.

Des « sanctions à longue portée », voilà comment Volodymyr Zelensky a qualifié, le 3 juin, les frappes de son armée contre les infrastructures énergétiques et logistiques russes, devenues très intenses depuis mai. A la fin de juin, le président ukrainien avait suggéré un cessez-le-feu par lequel chacun des belligérants s’engageait à renoncer aux bombardements en profondeur − une offre aussitôt rejetée par le président russe, Vladimir Poutine. Depuis, le périmètre des attaques s’est élargi. La mer d’Azov, utilisée jusqu’ici pour exporter des marchandises, notamment le blé volé aux régions ukrainiennes sous occupation, via le détroit de Kertch menant à la mer Noire, se retrouve actuellement sous le feu nourri des drones ukrainiens.

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