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De plus en plus de personnes se retrouvent en situation d'itinérance à Sherbrooke. Ce constat a été partagé lors d’un forum sur l’itinérance organisé au Cégep de Sherbrooke lundi. Cet enjeu prend de l’ampleur dans les régions du Québec et l’Estrie ne fait pas exception.
Près de 300 personnes participent aux conférences, ateliers et groupes de discussion. Autour de la table se rassemblent des gens issus des milieux communautaire et politique. L’objectif est de faire le point sur les pratiques qui fonctionnent, mais aussi sur celles qui pourraient être améliorées afin de lutter contre l’itinérance.
On n’a toujours pas renversé la tendance. L’itinérance continue d’augmenter [...] C’est important de se donner de l’élan pour se rendre compte qu’il y a des ressources à mettre, des orientations à réfléchir , explique le coordonnateur de la Table itinérance de Sherbrooke, Gabriel Pallotta.

Gabriel Pallotta est le coordonnateur de la Table itinérance de Sherbrooke. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Laurence Trahan
Des hommes d’âge moyen composent notamment le visage de l’itinérance à Sherbrooke. Ce portrait s’élargit, ce qui est très inquiétant, selon Gabriel Pallotta.
Malgré tous les efforts qu’on déploie, malgré toutes les réussites, il y a de plus en plus de gens qui se retrouvent à la rue.
Selon les données préliminaires du dernier dénombrement de l’itinérance visible dans la province, il y aurait environ 700 personnes en situation d’itinérance en Estrie. Une augmentation d’un peu plus de 4,2 % entre 2022 et 2025.
Enjeux de santé mentale
L’Estrie est la région administrative du Québec où l’augmentation est la moins élevée. Par contre, les enjeux de santé mentale, de dépendance et de pauvreté continuent de gagner du terrain.
Pour les personnes itinérantes, ce qui fonctionne, c’est de prendre son temps, de créer des liens de confiance, de pouvoir s’affilier à d’autres organismes. Prendre son temps veut dire aussi pérenniser les postes avec les personnes qu’on a en place, laisse tomber la présidente du conseil d’administration de la Table itinérance de Sherbrooke, Andréa Verreault.
La mairesse de Sherbrooke, Marie-Claude Bibeau, affirme que la Ville veut bien jouer un rôle de leadership [en matière d’itinérance], mais ce n’est pas à elle d’assumer le filet social.
On a une grande collaboration avec le CIUSSS, mais le CIUSSS doit avoir les moyens d’offrir cette collaboration. Il faut que le CIUSSS ait plus de ressources. On ne veut pas travailler sur des projets pilotes quelques années. Nos organismes sociaux ont besoin de prévisibilité, laisse tomber Mme Bibeau.

La mairesse de Sherbrooke, Marie-Claude Bibeau, affirme que la Ville ne peut pas « assumer le filet social ». (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger
Sur place, la directrice des programmes en santé mentale et itinérance du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, Gaëlle Simon, explique que le logement est un autre facteur majeur. C’est de maintenir les usagers qui ont déjà un logement pour qu’ils restent dans ces logements, et qu’ils puissent éviter les évictions.
Le forum sous le thème Partager nos savoirs, conjuguer nos forces sur l'itinérance se termine mardi.
Avec les informations de Marie-Hélène Rousseau


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